La Goule – PAT ISABELLE

Résumé : Une femme horriblement laide et génétiquement modifiée, surnommée « la goule », tente de vivre une vie normale malgré sa différence.

Les plus : L’idée de base était intéressante.
Les moins : La longueur de la nouvelle. Le traitement du sujet. Le rajout d’une enquête policière en si peu de pages.

En bref : La nouvelle ne nous permet pas de nous investir dans l’histoire tant le nombre de pages est ridicule. Impossible de frissonner ou de compatir, on reste simplement de marbre et l’on oublie rapidement cette lecture.


Note : 1
 

Mon avis :

Un nouveau partenariat avec les éditions des Six Brumes.

La quatrième de couverture de La Goule de Pat Isabelle nous accueille avec un résumé plutôt alléchant. Une femme horriblement laide, suite à un ADN modifié, surnommée « la goule » et victime du jugement des autres, le tout agrémenté d’une brève description de ce que semble être son enfer. Le lecteur pense donc être parti pour un récit ayant le potentiel d’être effrayant. Malheureusement, la réalité est différente.

Il s’avère que ce résumé se trouve être les premiers paragraphes de la nouvelle. Cet élément n’est pas en soi spécialement rebutant, mais plutôt frustrant étant donné que le texte ne fait qu’une dizaine de pages. Ainsi, réaliser qu’après avoir lu la quatrième de couverture il ne reste plus beaucoup de matière à lire est assez déroutant et peu engageant pour la suite.

Par ailleurs, le style est immédiatement dévoilé : un écrit à la troisième personne qui ne fait que survoler les émotions de Sonia, l’héroïne. Le lecteur n’a pas le temps, soit de compatir, soit d’être dégoûté de cet être tant l’auteur expédie rapidement chaque événement. L’adaptation de Sonia à sa condition, son intégration dans le monde, les railleries des autres personnes, la raison qui l’a faite ainsi, bien des sujets qu’il aurait été intéressant de voir développés et qui ne sont que frôlés en surface. La nouvelle se paye même le luxe d’introduire une enquête policière autour d’un meurtrier cannibale, que l’on suit durant quelques paragraphes servant de petits interludes à la découverte de la vie de Sonia. Mais comme pour le reste du récit, l’auteur ne prend aucunement le temps de nous laisser trembler devant les actes commis.

Ainsi, le lecteur se trouve ballotté à toute vitesse dans une histoire qu’il peut à peine savourer, comme si on lui faisait miroiter les sensations de montagnes russes pour finalement regarder le parc d’attraction de loin. L’histoire possède pourtant un retournement de situation et une révélation en guise de chute, mais comment peut-on frémir devant ce qui se déroule sous nos yeux si on ne peut s’investir complètement dans le texte ?
Finalement, La Goule possédait des atouts pour devenir un bon livre d’horreur, mais aurait gagné à s’étendre sur quelques pages de plus, ou à choisir un système de narration plus propice à la peur.

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