James and the Giant Peach – ROALD DAHL

Titre français : James et la Grosse Pêche

Résumé : Orphelin depuis que ses parents furent dévorés par un rhinocéros, James vit un véritable enfer chez ses deux tantes. Un jour, grâce à un procédé miraculeux, le vieux pêcher produit un fruit géant. James parvient à s’introduire à l’intérieur de cette immense pêche, débutant ainsi une incroyable aventure.

Les plus : La poésie du roman. L’auteur prenant soin d’expliquer que les insectes ne sont pas tous mauvais.
Les moins : Le style d’écriture très enfantin basé sur des répétitions et des chansons.

En bref : Un roman qui marquera davantage les enfants que les adultes, même si ces derniers s’efforcent à se remémorer leurs rêves de jeunesse.

Note :  

Mon avis :

James Henry Trotter est un garçon de sept ans qui vit un véritable enfer chez ses tantes Spiker et Sponge. Trois ans plus tôt, l’enfant vivait paisiblement avec ses parents, mais ces derniers furent dévorés par un rhinocéros échappé d’un zoo. Devenu orphelin, James fut donc contraint de vivre avec ses deux horribles tantes, le considérant comme un esclave.
Un jour, alors qu’il pleurait dans un buisson, le jeune garçon rencontre un étrange vieillard qui semble connaître sa terrible situation. Il lui confit des langues de crocodiles vertes luisantes en lui indiquant comment procéder pour que ces langues lui offrent le bonheur. Hélas, en courant pour accomplir le rituel, James trébuche et répand malencontreusement toutes les langues près du vieux pêcher.
Le lendemain, une pêche apparait sur cet arbre qui pourtant n’avait jamais donné de fruits. La pêche, devenue absolument énorme, inspire aux deux tantes un moyen de s’enrichir en faisant payer les visiteurs curieux de ce phénomène. Un soir, alors qu’il était chargé de ramasser les déchets, James découvre un trou dans la pêche géante et s’introduit à l’intérieur. Il y rencontre des insectes géants, transformés par la magie des langues de crocodiles.

James and the Giant Peach s’apparente davantage au genre du conte. En effet, on y retrouve des ressemblances assez frappantes avec l’histoire de Cendrillon. James est un orphelin exploité par ses deux tantes, mais qui trouve le réconfort grâce à un vieil homme lui offrant une solution magique comme pourrait le faire une fée. Le livre reprend même le thème de la transformation avec les insectes de taille humaine, dotés de la parole, mais également avec la pêche géante qui fait office de carrosse puisque les protagonistes voyagent en son centre.
Au-delà de la reprise du célèbre conte, ce roman poursuit également son propre fil conducteur en racontant des événements tout bonnement impossibles mais tout à fait charmants. C’est ainsi qu’étant menacés par des requins, les protagonistes auront l’idée d’accrocher des mouettes à la queue de la pêche pour la soulever dans les airs, de même qu’en naviguant au milieu des nuages, ils découvriront que les arcs-en-ciel sont peints par des hommes-nuages.

James and the Giant Peach nous promet donc une petite virée au cœur des rêves d’enfant, cependant, au milieu des aspects irréalistes et magiques se cache un message plutôt noble envers les jeunes lecteurs. En effet, James parcourt l’Atlantique en compagnie de différents insectes : un mille-pattes, une araignée, un ver luisant, un ver à soie, une coccinelle, une sauterelle et un ver de terre. Bien que certaines de ces créatures possèdent mauvaise réputation auprès des humains, elles plaideront leur cause l’une après l’autre afin d’expliquer à l’enfant que malgré leur aspect repoussant, elles sont d’une grande utilité. L’exemple le plus évident étant l’araignée qui pleure de voir sa famille anéantie alors qu’elle se nourrit de moustiques, espèce pourtant nuisible aux Hommes.

Malheureusement, si ce récit peut être un vrai bonheur pour de jeunes lecteurs, il est difficile de l’apprécier pleinement avec des yeux d’adultes. Il s’agit du deuxième livre pour enfant écrit par Roald Dahl et contrairement à ces œuvres suivantes, les dialogues sont affreusement minimalistes. De manière générale, l’auteur propose un style d’écriture fluide, avec un vocabulaire simple, pour que la lecture soit parfaitement abordable quel que soit l’âge.
Le cas de James and the Giant Peach est différent puisqu’à cela sont ajoutées de nombreuses répétitions. Dès qu’un élément perturbateur apparaît, tous les insectes répètent un à un une supplique identique envers James, afin que ce dernier trouve une solution. Il en va de même pour les félicitations, ce qui devient particulièrement laborieux pour un adulte. S’il est aisé de renouer avec son âme d’enfant à la présentation d’une idée farfelue, il est plus difficile d’être indulgent face à la substance des dialogues.

Par ailleurs, Roald Dahl introduit énormément de chansons dans ce roman. Par moment, la narration s’interrompt brusquement pour reprendre sous forme de vers, certains personnages abusant régulièrement de cette pratique. Ce système devient rapidement rébarbatif lorsque l’on considère le peu de pages que constituent le livre.
D’autres histoires se permettent des apartés de ce genre, Charlie et la Chocolaterie est un parfait exemple, mais dans ce cas, il s’agit d’événements ponctuels afin d’ajouter une touche humoristique à la situation déjà hilarante mais également un peu dramatique si l’on y réfléchit. Chaque situation possède un thème particulier, rendant ces passages musicaux agréables même s’ils sont toujours amenés par les mêmes personnages.
Ici, les chansons provoquent davantage une coupure ainsi qu’une impression de lassitude, puisque les moments sont similaires, rendant chaque épisode musical quasiment interchangeable. Il s’agit bien entendu d’une affaire de goût, mais il est heureux que l’auteur ait choisi de diminuer le nombre de chansons dans ses œuvres suivantes.

Finalement, James and the Giant Peach est un roman qu’il est préférable d’avoir lu dans son enfance. En effet, si les aventures de James nous invitent à renouer avec notre imaginaire de jeunesse, certains messages tombent à l’eau une fois que l’on devient adulte avec des habitudes bien ancrées. De même, la qualité littéraire du roman possède plusieurs faiblesses qui peinent à se faire oublier. Malgré tout, cela demeure un voyage adorable, prouesse en vérité puisque bon nombres des personnages principaux sont des insectes géants.

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