L’Amant de Lady Chatterley – D. H. LAWRENCE

Titre original : Lady Chatterley’s Lover

Résumé : Déçue par l’indifférence de son mari, et frustrée sexuellement, Constance Chatterley découvre les joies de l’amour dans les bras du garde-chasse, Oliver Mellors.

Les plus : L’opposition entre l’industrialisation et la nature.
Les moins : Le style de l’auteur. Les dialogues ou soliloques des personnages. La difficulté de croire en la liaison et l’amour des protagonistes.

En bref : Un roman qui possédait des thèmes intéressants, mais dont le développement oscille entre l’ennui et l’étroitesse d’esprit.


Note : 1
 

Mon avis :

Constance Reid, devenue Lady Chatterley en épousant Clifford, se morfond dans leur demeure à Wragby. Revenu paraplégique de la guerre, Clifford est ainsi devenu sexuellement impuissant. Cependant, l’homme ne semble pas tant affecté par ce point, puisqu’il considère le rapport physique entre deux êtres comme étant inutile et grossier, pensant donc que seule la communion spirituelle peut mener à la félicité. Une situation qui n’enchante pas Constance, surnommée Connie, qui s’accorde des petites aventures avec un certain Michaelis. Pourtant, la jeune femme n’est pas épanouie et dépérit durant l’hiver.
Tandis que Connie s’affaiblit à vue d’œil, Clifford lui reprend confiance et s’engage de plus en plus dans l’industrialisation de la mine qu’il possède. Étouffée par les pensées de son mari, Constance se rend régulièrement dans le bois qui orne leur propriété. Alors que le printemps laisse entrevoir des jours meilleurs, Lady Chatterley découvre ce qu’est véritablement la sexualité et l’amour dans les bras du garde-chasse, Oliver Mellors.

L’Amant de Lady Chatterley est paru dans des conditions douloureuses. Le livre fut publié à Florence en 1928, et ne put être édité sur le sol britannique qu’en 1960, soit trente ans après la mort de l’auteur. L’œuvre fut également revisitée, de façon que le roman que nous connaissons est en réalité la troisième version du récit. Si D. H. Lawrence eut tant d’obstacles à la parution de son œuvre, c’est essentiellement à cause du contenu considéré comme subversif à l’époque. Le vocabulaire était vu comme grossier, les scènes de sexe étaient bien trop explicites, mais la gêne se trouvait également dans la différence de rang social entre les deux amants.
Les années ayant changé les mœurs, que pouvons-nous penser de cette œuvre aujourd’hui ? Bien des romans furent censurés pour les idées qu’ils véhiculaient, certains sont à présent considérés comme des chefs-d’œuvre. Qu’en est-il donc pour ce livre ?

L’Amant de Lady Chatterley est en quelque sorte une ode à la nature et à l’exaltation qu’elle procure. En effet, l’héroïne vit au rythme des saisons et s’épanouit telle une fleur lorsque le printemps apporte le renouveau.
Le couple Chatterley emménage à Wragby durant l’automne 1920. Clifford est revenu brisé de la guerre, mais les époux pensent réussir à surmonter cette épreuve grâce à leur esprit. Il fut déjà signalé que le sexe ne possédait pas une place importante, comparé à la communion spirituelle. Ainsi, lorsque l’auteur nous raconte les aventures amoureuses de Connie lors de son adolescence, il nous est souvent répété que la femme considère cet acte comme bestial. Un point de vue qui va radicalement changer, bien entendu. Avant même son état paraplégique, Clifford faisait également partie de ces personnes considérant l’acte sexuel comme secondaire voire inutile si deux êtres sont sur le même plan concernant l’intelligence. Préférant ainsi faire la lecture à sa femme, ou encore partir en monologue sur l’état des classes sociales, Clifford délaisse les envies de sa femme, étant parfaitement indifférent à ce qu’elle peut ressentir. Une situation qui ne fait qu’empirer durant l’hiver, puisque l’aristocrate décide de reprendre la mine en main, se lançant avec avidité dans l’industrialisation.
De son côté, Constance perd peu à peu ce discours basé sur l’esprit et non le corps, réalisant que les besoins charnels sont tout aussi importants. Abordant l’idée d’avoir un enfant, la réponse de son mari l’effraye, comprenant que celui-ci n’est intéressé que par l’idée d’élever un être à son image, chose qui répugne de plus en plus la jeune femme. Ne supportant plus les pensées de son mari, ni celles de ses amis tout autant extrémistes, Connie entretient tout d’abord une liaison avec Michaelis, un jeune homme considéré comme arriviste et ne pouvant prétendre au même rang que les Chatterley. Malheureusement, cette relation finit par dégoûter Constance : Michaelis ne parvient pas à lui offrir le plaisir qu’elle attend de par sa précocité, et le jeune homme s’emporte lorsqu’elle cherche l’orgasme en s’activant seule. Contrairement à Clifford qui semble revivre durant l’hiver grâce à sa nouvelle passion pour les machines, Connie dépérit.
C’est alors qu’arrive le printemps. La nature s’éveille et Lady Chatterley souhaite de plus en plus s’évader de sa prison dorée. Ainsi, elle se rend régulièrement dans le bois, profitant des parfums enivrants des fleurs et des arbres, tout comme de la chaleur du soleil. Cependant, c’est également la période où elle rencontre plus fréquemment Oliver Mellors, le garde-chasse. Ce dernier, cherchant à retrouver son intimité après une expérience maritale désastreuse, se montre rude envers Constance. À force d’apprivoisement mutuel, les deux personnages finissent par devenir amants. Tout d’abord heurtée par les façons du garde-chasse, Constance ne parvient pas à se décider si elle souhaite continuer cette relation, jusqu’au moment où elle goûte à une extase qu’elle n’avait jusqu’à présent jamais connue. Lady Chatterley s’éveille à la sexualité dans les bras d’un homme plus proche de la nature, découvrant une nouvelle forme d’amour.

Cette opposition entre l’industrialisation et les éléments naturels se retrouve également dans les personnages masculins. Clifford est un homme obnubilé par la mine. Cherchant davantage de rendement, il voit ce que l’exploitation peut lui apporter. Après avoir longuement cherché la gloire en écrivant, Clifford pense acquérir un nom bien plus retentissant en s’investissant dans l’industrialisation. Plusieurs de ses soliloques montrent à quel point l’homme en devient inhumain à ne penser qu’aux machines, imaginant comment empêcher les ouvriers de faire grève et comment les maintenir en laisse, les considérant véritablement comme des esclaves. Physiquement, Clifford est même davantage proche de la machine puisqu’il se déplace essentiellement en fauteuil roulant ou en voiture. Une scène illustre d’ailleurs parfaitement cette opposition lorsqu’il tente de monter une pente du parc à l’aide d’une petite voiture adéquate. Fatigué par l’effort, le moteur ne parvient pas à faire avancer la machine, menant Connie à lui proposer son aide en poussant, puis l’aide du garde-chasse. Clifford refuse catégoriquement, mais finit par sonner Mellors afin que ce dernier cherche l’anomalie de la voiture. N’y connaissant rien en mécanique, le garde-chasse propose alors de pousser la voiture, ce à quoi Clifford s’oppose, bien que les circonstances l’obligent à plier. Ce passage est une nouvelle victoire de la nature sur l’industrialisation.
En effet, Oliver Mellors est l’antagoniste parfait de Clifford. Possédant encore toute sa condition physique, l’homme ne dépend donc pas de machines pour vivre. Ce sont d’ailleurs ses capacités physiques qui séduisent Constance, puisque la jeune femme découvre une nouvelle facette de la sexualité en couchant avec lui, chose que ne peut lui offrir Clifford. De plus, de par le métier de garde-chasse, Mellors se rapproche bien plus de l’aspect sauvage que renferme l’être humain. Vivant dans le bois de la propriété, le cottage du garde-chasse s’avère bien modeste, apportant le confort minimum. Il en va de même pour la cabane dans laquelle se retrouve les deux amants. Côtoyant davantage les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques comme sa chienne, que les Hommes, Mellors dégage une certaine aura primaire, sans compter qu’au début de l’œuvre, il cherche la solitude. Véritable homme des bois, le garde-chasse s’amuse également à renforcer cette image en utilisant le patois plutôt qu’un anglais correct, bien qu’il en soit capable. Entre les deux hommes, c’est Mellors que choisit Constance, malgré sa classe sociale inférieure.

Malheureusement, bien que ces deux thèmes soient utilisés judicieusement, le reste de l’œuvre n’est pas aussi convaincant et tend même à ternir ce point positif.
En effet, avec une telle opposition, le lecteur s’attend à ressentir une grande sensualité de la part des scènes érotiques, mais il semblerait que l’auteur se soit contenté du minimum concernant ces passages. Lorsque Connie entretient une relation avec Michaelis, leurs ébats sont rarement décrits. Les seules informations que nous possédons sont qu’il y a pénétration et que la jeune femme ne parvient pas à jouir en même temps que son partenaire puisque ce dernier est précoce. On pourrait justifier ce choix par le fait qu’à ce moment de l’histoire, Constance est encore dans une situation étouffante, et qu’elle n’a pas encore goûté à une sexualité épanouie, toutefois, ce schéma se reproduit lors de son aventure avec Mellors.
Si la censure condamna ce livre, c’est en partie à cause de sa vulgarité, les mots « fuck » et « cunt » étant souvent répétés. Dans la version française, cela se traduit par les nombreuses occurrences des mots « baiser » et « con ». Le garde-chasse possède effectivement son franc-parler, et lors de ses monologues en patois, il lui arrive fréquemment de déclamer à Constance qu’elle possède un « beau cul d’femme », que « y a pas d’meilleur petit con sur terre », et qu’elle est « bonne à baiser ». Cependant, ce n’est pas en alignant plusieurs vulgarités que l’on suscite la sensualité. D. H. Lawrence se lance quelque fois dans des descriptions corporelles, détaillant les seins de Connie ou la chute de ses reins, le corps de Mellors est souvent mis de côté, sauf dans les moments où Lady Chatterley s’attarde dessus – en témoigne la scène où elle tisse des fleurs dans les poils pubiens de son amant -, mais le style reste très précaire afin de passer plus rapidement à la pénétration. À ce sujet, on peut dire sans hésitation que l’auteur manquait cruellement d’imagination, puisque chaque scène érotique pourrait s’arrêter à la simple mention de cet acte. Même si l’on nous signale la béatitude des personnages après leurs ébats, il est difficile de croire à cette découverte de la sexualité et de la sensualité lorsque l’auteur ne prend pas le temps de formuler ces dites sensations. En résumé, chaque scène censée être torride demeure froide et impersonnelle, les amants ne s’accordant aucune fantaisie, ne serait-ce que dans les positions : Le garde-chasse prend la jeune femme en missionnaire et cela se termine là.

Ce qui nous amène à un autre point sombre du roman, la misogynie. Que ce soit d’un point de vue sexuel, intellectuel ou tout simplement existentiel, les femmes sont plutôt mal considérées dans ce roman.
Les propos de Mellors sont par ailleurs le frein qui empêche le lecteur de croire à une union sincère. Le garde-chasse explique à Constance son passé avec les femmes. Ainsi, on apprend qu’il eut deux aventures avant de se marier, néanmoins, ces deux premières femmes ne furent pas de son goût, car elles n’aimaient pas le sexe, préférant la communion spirituelle. De cette façon, il fut plus heureux dans son mariage en ce qui concerne cet élément, car son épouse, Bertha, ne rechignait pas aux ébats amoureux. Il déclare donc que c’était ce qu’il voulait « une femme qui veuille que je la baise ». Mellors parle rarement de faire l’amour, préférant l’expression plus vulgaire, ce qui laisse un doute sur ses sentiments.
De plus, en évoquant la suite de son mariage, on comprend rapidement que cet homme n’est pas exempt d’autres défauts. Lorsque Bertha n’avait pas préparé un vrai repas, la dispute se finissait par des coups, et Mellors ne supportait plus qu’elle le repousse quand il désirait la prendre selon son envie. Ces éléments permettent au garde-chasse de développer sa pensée sur les femmes. Ainsi, il épilogue longuement sur le fait qu’une femme s’activant seule lors d’un rapport sexuel est « une vieille pute », et que celles qui aiment les caresses intimes plutôt qu’une pénétration sont des lesbiennes, ajoutant sur ce point qu’il pourrait « les étrangler » et qu’il en « hurle intérieurement » tant il a « envie de les tuer ». Une réflexion homophobe qui aurait pu nous être épargnée après sa pensée raciste comme quoi « les noires sont un peu fétides ».
Bien entendu, lorsque Mellors évoque les femmes qui veulent mener la danse, cela rappelle la situation dans laquelle se trouvait Connie avec Michaelis, mais les propos n’en demeurent pas moins virulents. L’homme se plaint lorsqu’une femme ne jouit pas en même temps que lui, mais il s’énerve lorsqu’elle essaye de se contenter seule, ne cherchant pas une seule seconde à se remettre en question et à interroger les désirs de sa compagne pour que cette extase mutuelle se produise. Pourtant, le garde-chasse semble comprendre que le plaisir doit se faire à deux, refusant un manque de tendresse de la part de Connie, et expliquant qu’il faut s’y mettre à deux pour obtenir plaisir et satisfaction, mais si ses pensées sont sur la bonne voie, ses actes en sont très éloignés. À aucun moment, il ne semble véritablement prendre en compte les sensations de Constance, cette dernière devant obéir s’il désire la prendre.
Si les femmes sont grandement critiquées du point de vue sexuel, elles subissent également la pression des hommes d’une autre manière. Clifford se plaît à inviter des amis du même rang social que lui au début du récit, et leurs discussions se déroulent toujours en compagnie de lady Chatterley. Celle-ci est en retrait, souvent en train de broder, mais toujours à l’écoute de ces hommes aux idées bien arrêtées. Par exemple, Hammond explique qu’une fois mariée, une femme devient une possession, au même titre qu’une valise. Cependant, Constance doit se montrer discrète et muette, lorsqu’elle se joint à la conversation, les hommes lui en veulent d’avoir suivi leur discussion et de se manifester. Les choses sont claires, une femme se doit d’avoir autant d’utilité qu’un tableau ou une poterie : belle et muette.

Néanmoins, l’élément qui s’avère dominant dans le roman est la sociologie. Un thème qui peut se révéler très intéressant, mais dont le développement est d’un ennui considérable dans ce livre.
En effet, les personnages sont obnubilés par leur rang social. Clifford appartient à l’aristocratie et ne peut souffrir de se trouver aux côtés de personnes possédant un rand inférieur si elles ne reconnaissent pas « leur place ». Ainsi, l’homme s’accommode particulièrement bien de sa domestique, Mrs Bolton, qui s’occupe de lui comme si elle avait la garde d’un enfant. Obéissante, sa docilité convient parfaitement aux valeurs de Clifford qui se complaît à lui enseigner certaines choses, pensant ainsi la gratifier d’un savoir qu’elle n’aurait jamais pu atteindre de sa propre initiative. C’est pour cette raison qu’il ne supporte pas Michaelis qu’il considère comme un goujat se faisant passer pour un être supérieur à sa « race », ou encore Mellors qu’il trouve particulièrement insolent.
De son côté, le garde-chasse n’est pas en reste puisqu’il part souvent dans de longs monologues sur sa condition sociale. Il songe à la vie des mineurs dont sa famille est extraite, et considère que les hommes souhaitant industrialiser ne font que mener le monde à sa perte, contrairement à Clifford qui ne voit qu’une main-d’œuvre facilement manipulable pour obtenir davantage de profit, et qui pense que l’industrialisation est un avenir glorieux. En cela, l’œuvre s’inscrit véritablement dans son temps puisque les années 1920 apportent une très forte croissance économique. Ce sont les années « folles », les industries se développent, mais cela mène également à la Grande Dépression. Bien que L’Amant de Lady Chatterley ne paraisse qu’en 1928, il est fort possible que les débuts de cette crise économique de 1929 commencent à se faire sentir. Ainsi, Clifford est le parfait représentant de cette croissance du capitalisme, tandis que Mellors incarne les conséquences néfastes de ce développement. Une nouvelle opposition qui aurait pu être intéressante si l’auteur ne s’évertuait pas à endormir son lecteur.
Toutes ces réflexions sociologiques et économiques sont essentiellement rapportées par le biais de dialogues et de monologues où les personnages mettent un point d’honneur à se répéter. Il est usant de voir Clifford constamment glorifier ses méthodes, et annoncer pour l’énième fois qu’il est aristocrate et qu’il vaut mieux que les ouvriers. Il en va de même pour Mellors qui se complaît à soliloquer sur le monde qui court à sa perte, et sur sa nécessité de conserver son intimité, car il est déçu du genre humain. L’un comme l’autre, ils parlent, mais ne font rien, préférant décrire les faits plutôt que les changer, ce qui rend leurs interventions particulièrement indigestes. Par ailleurs, ces réflexions sont tellement fréquentes, que le lecteur est en droit de se demander si D. H. Lawrence cherchait à faire un roman social ou érotique. L’érotisme passe régulièrement au second plan, et son expression est si froide, comme expliqué précédemment, que le lecteur peut même s’ennuyer durant des scènes censées l’exciter ou du moins le titiller.

Néanmoins, si L’Amant de Lady Chatterley obtient cet effet, c’est essentiellement dû à la plume de l’auteur. Celle-ci s’avère difficile et redondante.
La narration s’en trouve souvent gâchée, obligeant le lecteur à revenir en arrière pour être certain de ne pas avoir sauté une phrase par mégarde. Par moment, le narrateur se concentre sur une personne, puis sans aucune transition, il se concentre sur une autre dans le paragraphe suivant. Un phénomène qui se trouve gênant puisque l’auteur évoqué souvent ce que les personnages pensent, ainsi, il arrive fréquemment que le lecteur associe certaines pensées à un personnage alors qu’elles appartiennent à un autre. De plus, le récit est régulièrement ponctué de dialogues et de monologues, mais au lieu de conférer un certain dynamisme à la narration, celle-ci s’enlise dans des conversations sans fin et répétitives, ce qui rend la lecture plutôt pénible.
Il est également important de noter les nombreuses répétitions présentes dans le texte. Ainsi, il n’est pas rare de trouver des formulations du style « les pantalons de flanelle et les chemises de flanelle à col ouvert » qui forme une redondance rapidement insupportable. L’auteur abuse également des mêmes adjectifs et adverbes, ce qui donne l’impression de lire et relire les mêmes passages, d’autant plus que les personnages ont tendance à rabâcher les mêmes idées. Le lecteur a donc le sentiment d’être assommé par le texte, ne pouvant apprécier les quelques points positifs qu’a pu écrire D. H. Lawrence. C’est également pour cette raison qu’il est délicat de s’intéresser aux scènes érotiques, ces dernières subissant le même problème d’écriture.
Ainsi, l’écriture de l’auteur donne l’impression de souffrir d’un manque de vocabulaire ou d’imagination, ce qui est plutôt rebutant et empêche le lecteur de s’investir dans le récit.

Finalement, L’Amant de Lady Chatterley est un roman qui demeure entre deux chaises. Il est difficile de savoir les véritables intentions de l’auteur, ce qui résulte en un récit ennuyeux et répétitif aussi bien du point de vue social qu’érotique. Il est par ailleurs regrettable de constater que le texte est truffé de préjugés et de pensées intolérantes. Bien que le récit doive être replacé dans son contexte pour expliquer un tel discours, cela ne justifie ni n’excuse ces propos. Une histoire qui avait donc un bon potentiel, mais qui s’enferme et s’étouffe dans un développement aussi ennuyeux qu’irritant.

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