Jane Austen’s Pride and Prejudice – SIMON LANGTON

Titre français : Orgueil et Préjugés

Résumé : Un riche célibataire, Mr Bingley, fait l’acquisition du domaine de Netherfield. C’est l’occasion pour Mrs Bennet d’essayer de marier une de ses cinq filles qui risquent de se retrouver à la rue. Si le jeune homme se révèle d’une grande gentillesse et semble être attiré par l’aînée des cinq sœurs, Jane, ce n’est pas le cas de son ami, Mr Darcy, qui se montre hautain et heurte l’amour-propre d’Elizabeth.

Les plus : La fidélité à la ligne près. Les acteurs ayant capté l’essence de leur personnage.
Les moins : L’absence de liberté avec l’œuvre originale, ce qui peut s’avérer redondant si l’on vient juste de lire le roman.

En bref : Une excellente adaptation qui reprend le roman dans ses moindres détails, développant ainsi tout ce qui forge l’œuvre originale, et ce qui en fait sa force.

Note :

Critique de l’œuvre littéraire ici
 

Mon avis :

Lorsque l’on parle d’adaptations de Pride and Prejudice, la mini-série de 1995 est sur toutes les lèvres, mais avant d’en discuter plus en détail, rappelons très brièvement l’histoire du roman :
Mrs et Mr Bennet vivent à Longbourn avec leurs cinq filles. Lorsqu’un riche et célibataire jeune homme, Mr Bingley, loue Netherfield, un domaine voisin, Mrs Bennet y voit la possibilité d’un mariage pour l’une de ses filles. Ses plans semblent même se dérouler comme prévu puisque Mr Bingley ne semble pas insensible aux charmes de l’aînée, Jane. Cependant, le jeune homme est venu avec un ami proche, Mr Darcy, qui contrairement au précédent, se montre plutôt hautain et blesse même l’amour-propre d’Elizabeth, la deuxième fille des Bennet. Suite à la rencontre et aux confidences de Mr Wickham, Lizzy se conforte dans sa première impression. Les personnages devront donc surmonter leur orgueil et leurs préjugés pour apprendre à se connaître et s’apprécier.

Contenant six épisodes d’environ une heure chacun, il n’est pas surprenant de constater la grande fidélité de cette mini-série. Avec une telle durée, aucun élément ne passe à la trappe et chaque personnage se voit développé tel qu’il le doit.
Ainsi, Mr Bennet est cynique à souhait, sa femme est délicieusement insupportable, Elizabeth est un esprit libre tout en demeurant respectueux des convenances, Jane est la bonté incarnée, Mr Bingley est ce gentil naïf influençable, Mr Darcy est cet homme aux apparences si arrogantes et cachant pourtant tellement plus. Il n’est nul besoin de citer absolument tous les protagonistes, le message est clair : chaque acteur est parvenu à saisir l’essence même du personnage qu’il incarne, et offre donc un spectacle délectable pour tout amateur du roman.
Simon Langton se permet tout de même d’ajouter quelques scènes, mais rien qui ne dénote avec l’œuvre originale, certaines racontant visuellement certains détails rapportés brièvement dans des lettres, ce qui évite des coupures trop brusques qui seraient difficilement appréciable à l’écran.

Du point de vue esthétique, nous plongeons véritablement dans le siècle où se déroulent les événements. Contrairement au film de Joe Wright (déjà évoqué dans un autre article) où les acteurs possèdent certes des costumes anciens, mais avec des teintes et des coupes un peu plus modernes, la mini-série nous fait vivre un bon dans le temps avec des costumes authentiques.
Ainsi, les personnages féminins affectionnent les bouclettes dans leur coiffure, et les motifs que l’on pourrait qualifier aujourd’hui de vieillots sur leurs robes. Les hommes, quant à eux, portent allègrement des hauts de formes, et des pantalons taillés très haut.
Ce besoin de réalisme se ressent également dans les décors très proches de ce que l’on peut imaginer en lisant le roman. Simon Langton ne se lance pas dans des plans inspirés du romantisme, mais dans une certaine justesse par rapport au roman.

La mini-série est si fidèle que l’on retrouve les dialogues à la ligne près. Ainsi, il est difficile de s’étendre davantage : Jane Austen’s Pride and Prejudice est une excellente adaptation puisqu’elle respecte l’esprit du roman jusqu’aux moindres détails. On pourrait regretter que la presque absence de liberté empêche le réalisateur d’apporter sa patte à l’œuvre, mais Simon Langton semble poser davantage comme un médiateur plutôt qu’un créateur afin de nous faire part de tout le sel du roman de Jane Austen.
Cette adaptation ne peut donc que ravir les adeptes du roman, mais elle peut aussi convaincre les néophytes qui pourront découvrir l’œuvre de Jane Austen dans toute sa splendeur. De plus, l’adaptation se permet d’ajouter un élément supplémentaire pour sa conclusion, et qui ne manquera pas de ravir les fervents admirateurs de l’œuvre.

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.