Fruits Basket – AKITARO DAICHI


Titre original :
フルーツバスケット (Furūtsu Basuketto)

Résumé : Suite à plusieurs circonstances, Tohru Honda cohabite avec quelques personnes appartenant la famille Sohma. Cependant, certains membres de ce clan sont atteints d’une malédiction en rapport avec les signes astrologiques chinois.

Les plus : Les thèmes illustrant parfaitement chaque personnage. Les ajouts humoristiques.
Les moins : La fin plutôt abrupte. Un événement clef modifié de façon moins percutante que celui du manga.


En bref :
Une excellente adaptation qui permet de découvrir l’histoire avant de se plonger dans le manga et ainsi connaître la véritable fin.

Note :

Critique du manga ici
 

Mon avis :

Fruits Basket est un shôjo (c’est-à-dire un manga destiné aux jeunes filles) de Natsuki Takaya, paru au Japon en 1998. Comme beaucoup de mangas, Fruits Basket fut adapté en série animée, Akitaro Daichi étant à la réalisation. Diffusé en 2001, l’animé reprend essentiellement les six premiers tomes du manga, pour un total de vingt-six épisodes d’environ vingt minutes.

Autant l’avouer d’entrée de jeu : Fruits Basket est impitoyable envers toute personne sensible, que ce soit le manga ou l’animé, il est difficile de ne pas s’émouvoir en découvrant, et même en redécouvrant, cette histoire.

Petit rappel, Fruits Basket est basé sur une version de la légende contant la création des signes du zodiaque chinois :
Dieu invita les animaux à un grand banquet se déroulant le soir-même de son annonce, en leur précisant bien de ne pas arriver en retard. Le rat malicieux rendit visite au chat naïf et lui mentit en affirmant que la fête n’aurait lieu que le lendemain.
Dieu récompensa les douze animaux s’étant présenté les premiers, le rat qui s’était faufilé sur le dos du bœuf afin d’arriver le premier à la réception, ensuite, bien entendu, le bœuf, puis le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, le mouton, le singe, le coq, le chien, et enfin le sanglier. Ces animaux devinrent les représentants des signes du zodiaque chinois.
Malheureusement, trompé par les viles paroles du rat, le chat dormaient, rêvant à ce banquet auquel il pensait assister le lendemain.

Fruits Basket nous conte l’histoire de Tohru, une orpheline qui vit sous une tente suite à la mort de sa mère. Un jour, en allant au lycée, elle remarque une maison près des bois où elle campe. Ainsi, elle fait la connaissance de Shigure Sohma, mais elle apprend également que sous son toit vit un des garçons les plus populaires du lycée, Yuki Sohma. Le soir-même, alors que Tohru rentre épuisée de son travail après l’école, elle se fait surprendre par les deux Sohma suscités. Ces derniers lui proposent de la loger en échange des tâches ménagères.
Très vite, un autre membre de la famille Sohma fait son apparition : Kyô. Dans une arrivée fracassante, il défie Yuki de le battre dans un combat d’art martial. Souhaitant tempérer la situation, Tohru se jette sur le nouveau venu, ce qui a pour conséquence de révéler le secret des Sohma. Treize membres du clan sont hantés par l’esprit d’un animal zodiacal, incluant donc le chat, bien qu’il ne soit pas un signe officiel. Ainsi, Tohru découvre que Kyô est possédé par l’esprit du chat, Yuki par celui du rat, et Shigure par celui du chien. La malédiction est simple : si une personne du sexe opposé se jette au cou d’un de ces treize membres, alors ils se transformeront en l’animal qui les hante. D’autres circonstances ont le même effet, comme l’affaiblissement ou encore un très fort sentiment de gêne.

Compte tenu de la malédiction, on pense que le manga et l’animé seront faits sur le jeu des transformations, utilisant des situations gênantes et se terminant de façon heureuse. Que nenni ! Fruits Basket est bien plus profond que cela puisque cette malédiction n’est en réalité qu’un prétexte pour aborder des sujets importants comme la différence, le rejet, la peur de l’abandon, le deuil, les brimades scolaires, etc.

Mais qu’en est-il de l’animé ? Reprend-il fidèlement le manga ? Oui et non. Comme évoqué précédemment, la série adapte les six premiers tomes, ainsi, elle ne propose pas la véritable fin, mais plutôt une conclusion très ouverte. L’événement qui clôt la série est modifié de façon à offrir un point à l’histoire, mais il est très difficile de s’en contenter, car aucun élément n’est résolu.
De cette manière, la série est un bon moyen de découvrir l’histoire pour ensuite se lancer dans le manga et en apprendre la véritable fin. De plus, certains éléments ont été supprimés comme l’intrigue de la casquette que Tohru garde en souvenir, ou certains mystères comme le sentiment de regret émanant de Kyô qu’a ressenti Saki. Le spectateur passe donc d’un avant-goût à quelque chose de plus détaillé. Néanmoins, il ne faut pas en conclure que l’animé est un animal boiteux face au manga, bien au contraire.

Visuellement, les dessins ne sont, bien entendu, pas aussi beaux que ceux du manga, mais c’est le cas pour la majorité des adaptations. Cette simplicité graphique offre tout de même les émotions qu’elle doit transmettre, et se permet de jouer avec les couleurs et les styles en fonction du récit. Par exemple, les contes et légendes parfois évoqués seront retranscrits comme s’il s’agissait d’aquarelles.

Cependant, la force de l’animé réside en la qualité de sa bande sonore. Le thème principal est décliné de différentes manières, de façon à s’intégrer habilement à chaque scène. De plus, chaque personnage possède un leitmotiv bien distinct. On peut noter la fanfare enfantine qui annonce l’arrivée de Momiji, qui diffère de la fanfare à connotation plus impériale d’Ayame, ou encore la basse nonchalante de Hatsuharu qui se transforme en un son plus agressif lorsqu’il change de personnalité. En bref, l’essence de chaque personnage a été si bien capturée que les thèmes utilisés sont en parfaite adéquation avec ce qui se déroule à l’écran.

Puisque la série ne compte que vingt six épisodes, elle possède un rythme assez soutenu, notamment par rapport aux révélations des membres du clan Sohma. Ces dernières étant assez rudes, on accueille avec joie les ajouts comiques de l’animé.
Que ce soit la visite des amies de Tohru dans sa nouvelle demeure, le nettoyage de printemps, ou ne serait-ce que des petits détails comme Kagura détruisant tout en voulant bien faire ou encore Shigure s’amusant aux dépens de son éditrice ou de ses cousins, il est bon de reprendre le cours des choses avec un ton plus léger lorsque l’on vient de compatir à un nouveau malheur.
Tout comme le manga, l’animé nous fait passer du rire aux larmes et inversement, mais c’est un véritable plaisir de ressentir toutes ces émotions tant cette histoire est touchante et représentative de la vie.

Finalement, cette adaptation est un petit bijou à ne pas manquer, mais à regarder de préférence avant de lire le manga, ne serait-ce que pour ses derniers épisodes qui s’éloignent tout de même significativement du support d’origine et qui s’avèrent tout de même moins bons que ce qui se déroule dans le manga.

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