The Witcher (trilogie) – CD PROJEKT RED


Titres :
The Witcher
The Witcher 2: Assassins of Kings
The Witcher 3: Wild Hunt (+ DLC : Heart of Stone ; Blood and Wine)

Résumé : La suite des aventures de Geralt, le célèbre sorceleur, après les événements de la saga littéraire.

Les plus : L’ambiance des livres parfaitement retranscrite. Des séquences inoubliables. Les choix du joueur ayant des répercussions.
Les moins : Certains éléments des livres ont été hachés, ce qui est fort dommage car l’on perd en qualité.


En bref :
Bien que ces jeux ne soient globalement que d’immenses fan-fictions, on ne peut nier leur qualité grandissant au fil des opus, régalant les amateurs de l’univers imaginé par Sapkowski.

Notes :
The Witcher :
The Witcher 2: Assassins of Kings :
The Witcher 3: Wild Hunt :
The Witcher 3: Heart of Stone :

The Witcher 3: Blood and Wine :

Note globale : 

Critique de l’œuvre littéraire ici
 

Mon avis :

L’univers du Sorceleur contient le matériau idéal pour une adaptation vidéoludique. Le héros est un bretteur hors pair, améliorant ses capacités au combat grâce à des élixirs et pouvant utiliser la magie de façon plutôt basique, son métier étant de chasser différents monstres. Nous réunissons là tous les concepts d’un jeu vidéo d’aventure, il n’était donc pas étonnant qu’une telle adaptation voie le jour, mais la trilogie est-elle à la hauteur des livres ? C’est ce que nous allons voir pas à pas.

The Witcher

Sorti en 2007, puis dans une version améliorée en 2008, The Witcher nous fait incarner Geralt, retrouvé amnésique par les autres membres de l’école du loup. Alors que le sorceleur essaye de se souvenir de son passé tout en reprenant l’entraînement, la forteresse Kaer Morhen se fait attaquer par l’organisation de la Salamandre, dans le but de dérober le secret des mutations des sorceleurs. Suite à cela, Geralt partira à la recherche d’Azar Javed, mage dirigeant la Salamandre, afin de découvrir ses desseins.

L’histoire se déroule après les événements du dernier livre. La fin pouvant être interprétée de différentes manières, le studio CD Projekt Red a choisi de nous présenter un Geralt amnésique, permettant donc aux novices n’ayant pas connaissance des livres de découvrir l’univers avec des yeux neufs. Bien entendu, le joueur rencontre plusieurs personnages issus de l’œuvre littéraire, chacun rappelant au protagoniste leur lien avec ce dernier, mais si ces éléments font acquiescer les lecteurs, ils sont introduits avec suffisamment d’intelligence pour qu’un non-initié ne se sente pas exclu.

Mais que peut-on dire sur ce premier volet ? Globalement, le scénario pioche divers composants des livres, tout en forgeant son propre chemin.
Ainsi, on retrouve plusieurs personnages tels que Vesemir, Triss, Jaskier, Zoltan ou encore Shani qui apporteront des explications sur leur relation avec Geralt, mais également sur son passé. De même, Alvin semble vraisemblablement construit sur le personnage de Ciri puisqu’il possède le même type de pouvoir. Pourtant, The Witcher ne cherche pas à reproduire les événements de l’œuvre littéraire.
En effet, bien qu’Alvin possède un rôle important et que Geralt le cherche et le protège tout au long du jeu, le scénario se concentre davantage sur l’enquête autour de la Salamandre et les conflits entre l’Ordre de la Rose Ardente, représentant les humains, et les Scoia’taels, représentant les non-humains.

Côté gameplay, le jeu se divise en cinq chapitres, chacun proposant une zone plutôt large à explorer. Le joueur doit donc accomplir la quête principale pour évoluer dans les prochains tableaux. Toutefois, le jeu propose un grand nombre de quêtes secondaires, certaines étant liées à la principale, qui permettent de s’immerger davantage dans l’univers. Loin de proposer une vision manichéenne, The Witcher confronte le joueur à des choix qui auront de véritables conséquences sur la suite des événements. Ainsi, trois grandes routes peuvent être empruntées, chacune étant parsemée de différences qui peuvent ou non se recouper.
Le combat est peut-être la chose qui a le plus vieilli. Les mouvements s’avèrent plutôt patauds et le joueur doit cliquer au bon moment pour donner un coup et enchaîner les combos, l’esquive s’effectuant sur un pourcentage améliorable en dépensant des talents de compétences. Ceux-ci peuvent être utilisés pour les statistiques générales comme la force, l’endurance, l’intelligence, mais aussi pour des capacités plus spécifiques comme les signes (la magie), les coups équipés de l’épée en argent ou en acier, etc. À cela s’ajoute le système de méditation, permettant au joueur de régénérer de la vie et de l’énergie, mais également de fabriquer des potions et des huiles qui facilitent le combat.
Un autre point qui peut être rebutant se trouve être les connaissances que doit engranger le joueur. En effet, pour concocter des potions ou des huiles, Geralt se doit de connaître les ingrédients adéquats. Il en va de même pour les faiblesses des monstres. Toutes ces informations doivent être apprises par le biais de livres ou de conversations.
Enfin, il existe deux mini-jeux présentés sous forme de quêtes facultatives : le poker aux dés et les combats aux poings. Dans chaque domaine, il est possible d’affronter plusieurs opposants contre des récompenses.

Globalement, The Witcher fait un excellent travail d’adaptation. En évoluant dans le jeu, on ressent parfaitement l’ambiance sombre, retranscrite notamment grâce à des teintes réalistes et des musiques adéquates. Le scénario est cohérent et se développe avec intelligence, forçant le joueur à être attentif aux dialogues et à réfléchir à ses actions.
Bien entendu, si l’on est peu disposé aux anciens jeux, The Witcher peut s’avérer rebutant à cause de ses faiblesses, mais le laisser de côté serait se priver d’une histoire et d’une ambiance intéressantes.

The Witcher 2: Assassins of Kings

Sorti en 2011, puis en 2012 pour sa version améliorée, The Witcher 2: Assassins of Kings est la suite directe du premier jeu. Celui-ci se terminait sur une cinématique où un assassin essayait d’attenter à la vie de Foltest, souverain de la Temeria. Un plan sur ses yeux nous indiquait que l’homme s’avérait être un sorceleur. Le second volet s’ouvre donc sur une autre cinématique, montrant une autre sorceleur assassinant un autre roi des royaumes du nord.
Au cours du prologue, nous apprenons que ce même sorceleur accomplît la tâche que son confrère avait échouée. Malheureusement, un concours de circonstances fit accuser Geralt à sa place, notre protagoniste se retrouvant donc en prison. Suite à son interrogatoire par le commandant des Stries Bleues, les services secrets témériens, Vernon Roche, Geralt passe un accord avec lui : retrouver l’assassin des rois contre sa libération.

The Witcher 2 est le jeu qui contient le plus de politique. Cela peut paraître inapproprié puisque Geralt essaye par tous les moyens de s’éloigner des conflits de ce genre, mais ironiquement, il se retrouve toujours au centre de l’attention. Cet opus ne détonne donc pas avec l’univers ou les personnages.

Le scénario s’avère plutôt fourni. Bien qu’il ne possède que trois actes comparé aux cinq que possédait son prédécesseur, le jeu ne souffre d’aucun manque, d’autant plus que pour l’apprécier pleinement, il est bon d’y jouer au minimum deux fois.
En effet, si le premier acte demeure le même quelle que soit sa partie, hormis les variations que l’on souhaite y apporter en faisant ou non certaines quêtes, un choix décisif change radicalement sa fin et les deux prochains actes. Ainsi, le joueur peut accompagner Vernon Roche ou Iorveth. En d’autres termes, choisir entre le commandant des Stries Bleues, ou le commandant des Scoia’taels. Il est bon d’effectuer les deux chemins, car tout en étant différents, ils se complètent de par les informations qui leur sont propres. Il peut même être intéressant d’effectuer plusieurs fois chaque route afin d’y expérimenter toutes les variations en fonction des choix possibles.
Il va sans dire qu’aucun chemin n’est objectivement meilleur que l’autre, car chacun possède ses qualités et ses défauts. On peut plus ou moins sympathiser avec l’un ou l’autre des deux causes, mais globalement, Vernon Roche et Iorveth ont tous les deux leurs vices malgré les bonnes intentions qu’ils soutiennent.  Tout dépendra donc des affinités du joueur, et cela concerne également les autres personnages.
The Witcher 2 est aussi le jeu où Geralt retrouve la mémoire. Ainsi, le joueur prend connaissance du passé du sorceleur ainsi que de l’interprétation de la fin des romans par CD Projekt Red. Des éléments qui sont à la fois des clefs de compréhensions pour les néophytes et les fans.

Côté gameplay, le système de combat et de compétence est totalement repensé. Les mouvements de Geralt s’avèrent plus dynamique, malgré des esquives un peu lentes. Il ne s’agit plus de cliquer au bon moment tel un QTE, bien que ces derniers soient encore présents à certains moments clefs, mais bien de se déplacer et d’agir avec réflexion. En effet, selon l’ennemi, le joueur doit décider de la meilleure stratégie pour le vaincre.
Les huiles et les potions sont encore présentes, mais leur utilisation est devenues plus fastidieuses puisque le sorceleur ne peut absorber un produit ou enduire sa lame que durant une méditation. Chaque combat se doit donc d’être préparé, ce qui se conforte davantage à l’image des livres, mais cela au détriment de la fluidité du gameplay.
Contrairement au premier jeu, Geralt peut ramasser des ingrédient sans connaissances au préalable, mais certains contrats demandent à obtenir davantage d’informations sur les monstres concernés, perpétuant donc le système d’achat de livres. Néanmoins, leur prix est moins exorbitant.
À l’instar de The Witcher, le deuxième opus possède les mêmes mini-jeux, toutefois, le poker aux dés a été modifié puisque c’est au joueur d’effectuer un lancer en ajustant la force, contrairement à son ancienne version où tout se réglait en un clique de souris.

Avec ses graphismes encore très bon, The Witcher 2: Assassins of Kings est une petite pépite. Son scénario est approfondi, ses personnages sont intéressants et bien que le jeu traite beaucoup de politique, il parvient à demeurer captivant de bout en bout. D’aucuns diront que le système de combat est encore trop pataud, mais il est tout de même très acceptable.
Une fois de plus, il s’agit d’une bonne adaptation de l’univers puisque l’on retrouve cette ambiance sombre où chaque décision est un poids de plus dans la balance.

The Witcher 3 : Wild Hunt

Sorti en 2015, ce jeu est la suite du précédent, bien que peu d’éléments subsistent réellement à la transition. Après avoir retrouvé entièrement la mémoire, Geralt part à la recherche de Yennefer en compagnie de Vesemir. Toutefois, après l’avoir retrouvée, elle lui annonce que l’empereur du Nilfgaard a une mission qu’il ne pourra pas refuser, tout comme elle : retrouver Ciri qui est de retour dans ce monde. Dans sa quête, le sorceleur rencontrera bien des figures, son périple n’étant pas une partie de plaisir puisque la Chasse Sauvage est aux trousses de sa fille adoptive.

Il s’agit probablement du jeu qui s’inspire le plus de l’œuvre littéraire. Le monde possède à peu près la même situation géopolitique, Nilfgaard étendant considérablement ses terres, et Ciri est tout autant convoitée pour ses pouvoirs. En conséquence du sommet de Loc Muinne, une chasse aux sorcières fait rage à l’encontre de toutes personnes utilisant la magie – incluant même de simples herboristes – ainsi qu’envers les non-humains. C’est donc à travers un monde désolé que doit évoluer Geralt, rencontrant majoritairement la misère où il est souvent difficile de savoir quels sont les véritables monstres.

La quête principale de ce jeu consiste en la recherche de Ciri ainsi que d’un affrontement de la Chasse Sauvage, néanmoins, loin d’être une ligne droite, l’histoire nous entraîne dans des chemins sinueux où s’enchevêtrent bon nombre de quêtes secondaires. De ce point de vue, on se sent aisément dépassé par la quantité de choses à faire. Construit comme un monde ouvert, il y a énormément de lieux à découvrir, la carte étant gorgées de points d’intérêt pouvant révéler, quêtes, trésors cachés, et bien d’autres surprises.
Il n’est pas nécessaire d’avoir lu les livres pour comprendre les différents enjeux, les dialogues et les multiples glossaires apportant les informations essentielles pour quiconque plongerait dans ce jeu sans aucun prérequis. Néanmoins, The Witcher 3 possède énormément de références à l’œuvre littéraire et en tant que lecteur, c’est sous un autre jour que l’on voit les événements. À ce sujet, le caractère de certains personnages ont subi des modifications, des éléments ont été supprimés et l’on peut observer encore d’autres changements. Bien que cela puisse faire parfois grincer des dents, il ne faut pas oublier que le support n’est pas le même et qu’une trop grande fidélité aurait provoqué du tort à la jouabilité, mais de manière générale, tout s’accorde plutôt bien.
Bien que le jeu possède des fondements solides grâce aux livres, CD Projekt Red a également procédé à l’invention de personnages et de quêtes n’ayant pas à rougir du travail de Sapkowski. Suivant toujours le principe d’un monde non-manichéen, chaque décision a des conséquences inoubliables, parfois des heures de jeu après le choix en question. Ainsi, le jeu se teinte d’un réalisme vraiment poignant qui nous fait repenser notre manière de jouer. Chaque détail, chaque indice, chaque dialogue peuvent devenir la clef d’un événement et le joueur devra donc vivre avec le poids de ses choix.

D’un point de vue esthétique, The Witcher 3 accomplit des prouesses. Les paysages sont époustouflants. Que ce soient les villes, les villages, les forêts, les montagnes, le jeu nous plonge véritablement dans l’univers de façon à nous le faire ressentir intégralement. Ces graphismes sont accompagnés de musiques représentant chaque atmosphère avec justesse, sans oublier les bruitages qui véritablement vie à de simples pixels. On peut également noter l’énorme travail sur les expressions des visages, certaines scènes devenant ainsi plus réalistes tant l’on peut saisir les sentiments exprimés.

Côté gameplay, le système s’est grandement amélioré. Les mouvements de Geralt s’avèrent bien plus fluides et les compétences à débloquer offrent beaucoup de possibilités. En effet, le jeu permet d’essayer plusieurs styles de combats – épéiste, alchimiste, magicien ou hybride – le joueur pouvant même redistribuer ses points de compétences ailleurs grâce à une potion disponible chez certains marchands.
Cette fois, nul besoin de chercher des informations dans des livres ou de se préparer intensément avant un combat. Les potions peuvent être concoctées sans avoir besoin de méditer tout comme le joueur peut les utiliser à tout moment. Ainsi, The Witcher 3 a vraiment été pensé pour que chacun puisse l’apprécier à son niveau.
pour les mini-jeux, on retrouve les combats à coups de poings, mais deux nouveautés apparaissent : les courses de chevaux permettant de gagner de meilleurs équipements pour sa jument et le gwent, un jeu de cartes devenu tellement populaire que les développeurs en ont fait un stand-alone.

The Witcher 3: Wild Hunt est la consécration d’une adaptation de plusieurs années. Avec toutes ses qualités déjà évoquées, il a permis aux joueurs de repenser les jeux vidéo, ceux-ci pouvant raconter une histoire incroyable et nous impliquer émotionnellement dedans. Un état d’esprit qui se retrouve dans les extensions dont le contenu est du même acabit.

The Witcher 3: Heart of Stone

Durant sa halte dans le village de White Orchard, Geralt rencontra un curieux vagabond, Gaunter O’Dimm. Après avoir été berné par Olgierd en acceptant un contrat résultant à être mis aux fers par le peuple Olfieri, le sorceleur revoit ce personnage qui lui offre la liberté à condition d’accomplir une tâche pour lui. Arborant à présent une marque sur le visage, signe du contrat qui les lie, Geralt fait de nouveau face à Olgierd. Ce dernier passa un pacte auprès de Gaunter au prix de son âme, ce dû ne pouvant être réclamé qu’après avoir rempli trois conditions. C’est ici qu’intervient le sorceleur : devenu le champion de Gaunter, il doit accomplir trois tâches considérées comme impossibles que lui énoncera Olgierd.

Cette première extension dévoile une nouvelle portion de carte dans une région déjà présente dans le jeu de base. S’y ajoute donc de nouveaux lieux, de nouveaux contrats, de nouvelles quêtes, ainsi que de nouveaux ennemis. Offrant environ dix heures de contenus supplémentaires, la véritable force de cette extension est son histoire principale.

Heart of Stone s’inspire de Pan Twardowski, une légende polonaise qui n’est pas sans rappeler celle de Faust, Olgierd étant celui qui conclut un pacte et Gaunter O’Dimm étant le « diable ». Toutefois, concernant ce dernier personnage, il est difficile de savoir ce qu’il est véritablement. D’abord présenté comme un vagabond, on sent qu’il est un être bien plus puissant qu’il n’y paraît et dont les intentions sont troubles au fil de l’aventure.
Les détails du scénario se dévoilent au fur et à mesure des tâches à effectuer et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une fois de plus, les développeurs nous mettent face à des choix délicats puisqu’on ne peut véritablement définir un bon et un mauvais côté. Olgierd peut paraître comme la pire des crapules, mais en apprenant son passé, la compassion peut nous emporter. Pourtant, ses actes en sont-ils pardonnables ? De même, est-il judicieux d’affronter Gaunter quand on sait de quoi il est capable ? S’impliquer ou non davantage dans ce nœud est-il raisonnable ? Mais est-il sage de rester neutre dans cette affaire ? Voilà les dilemmes dont le joueur doit de nouveau faire face dans cette extension.
Les trois tâches à accomplir sont particulièrement prenantes, les deux premières apportant un souffle de fraîcheur tant elles placent Geralt dans des situations peu communes. Ainsi, on sera surtout amusé par ces deux missions qui comportent leur lot de surprises. La troisième épreuve, en revanche, se conforme davantage à un travail de sorceleur, bien qu’il soit assez particulier. Avec ses touches oniriques, il s’agit certainement de la tâche la plus difficile à réussir, aussi bien d’un point de vue technique que moral. En effet, le boss est un défi non pas insurmontable, mais qui demande bien plus d’astuce, cependant, c’est surtout la décision finale pour accomplir la mission qui s’avère être la véritable épreuve. The Witcher 3 nous avait habitué à des situations déchirantes, Heart of Stone ne déroge pas à la règle.

Il est bon de noter que cette extension peut être entamée au cours de la quête principale du jeu. Une des fins propose même au joueur d’obtenir des informations sur la recherche de Ciri en fonction de son avancement. Une touche des plus appréciables puisque l’on ressent donc une parfaite intégration de Heart of Stone dans le jeu. Malgré cela, il est tout à fait possible d’y jouer après avoir terminé le jeu de base, certains dialogues prenant en compte cet état de fait également.

The Witcher 3: Blood and Wine

Deux ans après les événements de The Witcher3: Wild Hunt, Geralt est appelé par Anna Henrietta, duchesse de Toussaint, pour ses services de sorceleur. En effet, un monstre s’attaque à ses citoyens, les témoignages décrivant chacun une bête ahurissante. De plus, la rumeur commence à prétendre que les victimes furent choisies selon leur manque de vertus contenues dans le code de chevalerie de la région : honneur, générosité, bravoure, sagesse et compassion. Durant son enquête, Geralt retrouvera un vieil ami qui l’aidera dans ses péripéties.

Cette extension est l’apothéose, un véritable bijou qui conclut parfaitement la saga vidéoludique. Offrant environ quarante heures de jeu supplémentaires, Blood and Wine propose au joueur de découvrir une toute nouvelle région, celle de Toussaint. D’une taille plutôt impressionnante pour une extension, ce sont donc multiples lieux, de nouveaux ennemis et bon nombre de quêtes qui nous attendent, sans compter l’histoire pleine de rebondissements.

À vrai dire, Blood and Wine est une sucrerie pour tous les fans de l’univers. Nous pouvons y retrouver des monstres issus du premier jeu comme les scolopendres géants et les différents types de vampires, mais également une nouvelle armure qui rappelle également celle que portait Geralt dans le premier opus, sans oublier l’apparition d’un personnage fortement apprécié des lecteurs.
À cela s’ajoute la représentation de Toussaint. Les livres nous présentaient déjà cette région comme un lieu enchanteur, ne semblant pas connaître la misère, où les habitants vivent dans l’insouciance. Cet état est parfaitement retranscrit dans l’extension, au point que, comme le sorceleur en son temps, il devient difficile de quitter ce lieu pour revenir dans les villages désolés de Velen.
Les paysages florissants, les habitations, les accents des personnages, les musiques, les idéaux fondés sur la chevalerie, Toussaint donne l’impression de vivre un conte de fées. Pourtant, sous cette couche de peinture et de vernis, se cache des éléments tout aussi sombres que le reste du monde.

Ce qui nous mène à parler de l’histoire. Bien qu’elle souffre de quelques défauts, elle est tout de même de grande qualité. Commençant tel un simple contrat contre un monstre, l’enquête devient plus complexe jusqu’à s’inspirer d’une des nouvelles les plus marquantes de la saga : Le Moindre Mal. C’est d’ailleurs l’expression qui résume à merveille Blood and Wine. Toutes les actions de chacun sont guidées par cette idée et c’est la raison pour laquelle les joueurs se disputent pour savoir quelle fin est la meilleure.
Il est bon de noter que le scénario se divise en deux routes distinctes à un moment donné, offrant une ambiance tout à fait différentes selon le chemin emprunté et ne prodiguant aucun regret tant le jeu propose du contenu intéressant. L’extension possède quatre fins, l’un d’entre elles étant une légère variation, et il appartiendra à chacun de déterminer qu’elle est celle qui lui conviendra le mieux, car elles ont toutes des atouts et des inconvénients.

Blood and Wine est un merveilleux voyage qui conclut parfaitement la trilogie. En effet, il est préférable d’y jouer après avoir terminé le jeu de base, car l’extension a été conçue ainsi. Il est même conseillé de lire les livres auparavant afin de mieux comprendre certains dialogues. La dernière scène et l’écran annonçant la fin de Blood and Wine en rendront mélancolique plus d’un tant c’est avec le cœur lourd que l’on quitte définitivement cet univers, laissant à Geralt un repos bien mérité.

En conclusion

La saga The Witcher est une excellente adaptation de l’univers d’Andrzej Sapkowski. Faisant suite aux livres, elle n’est donc pas une adaptation dans le sens où elle reprend l’histoire à la lettre – bien que de nombreux événements font écho à ceux des romans – mais elle retranscrit parfaitement ce que l’on ressent au cours de notre lecture.
On découvre ce monde où il est plus souvent question de choisir le moindre mal plutôt qu’essayer de faire le bien autour de soi. De même, c’est avec plaisir que l’on retrouve les personnages des livres, mais ceux inventés par le studio ne sont pas en reste, certains proposant des quêtes inoubliables.
Bien entendu, les jeux possèdent des inconsistances, mais la majorité d’entre elles sont explicables du fait qu’une extrême fidélité alourdirait considérablement le scénario, le rendant inaccessible aux néophytes, d’autres étant là pour des raisons de gameplay.
Ainsi, la saga The Witcher est à la fois une gourmandise pour les personnes ayant lus l’œuvre littéraire et une bonne introduction pour ceux qui découvriraient cet univers via les jeux.

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