Polish Folklore and Myth – JOANNE ASALA


Titre français :
Aucun. Ce livre n’existe qu’en anglais.

Résumé : Un recueil et contes et légendes polonaises accompagnés de wycinanki en guise d’illustrations.

Les plus : Des histoires qui sortent de l’ordinaire pour un lecteur français. La découverte d’un folklore.
Les moins : Certaines histoires s’avèrent assez déconcertantes car il est difficile d’y voir un quelconque but.

En bref : Un livre plutôt plaisant à lire puisqu’il permet de découvrir une autre culture ainsi qu’une nouvelle facette de contes connus.


Note : 3/5


Mon avis :

NB : Ce livre n’existe qu’en langue anglaise.

Polish Folklore and Myth est, comme son nom l’indique, un recueil d’histoires polonaises. L’autrice, Joanne Asala a rassemblé plusieurs récits dont les origines sont souvent incertaines tant elles sont anciennes, offrant donc un petit panel de cette culture. L’ouvrage contient également des wycinanki de la main d’Alice Wadowski-Bak. Il s’agit de papier découpé afin de former une œuvre artistique. Les wycinanki possèdent souvent des couleurs vives et varient selon les régions. De nos jours, ils sont une tradition festive en Pologne. Ne possédant que la version numérique de ce livre, je ne puis juger la couleur des illustrations, mais leur forme demeure charmante, certaines étant suffisamment stylisées pour que l’on doive regarder plus attentivement afin de distinguer tous les détails, et reprenant parfaitement l’essence de chaque histoire.

On peut diviser les récits de ce livre en deux catégories : ceux qui s’apparentent à des contes où l’histoire à une réelle finalité, et ceux qui seraient davantage des légendes puisque l’histoire se résume à énoncer un fait sans en exploiter les possibilités. Malheureusement, le recueil n’opère aucun classement, ce qui rend le deuxième cas de figure plutôt déconcertant.
On peut citer par exemple The Wolf and the Devil où une jeune fille rentre chez elle en passant par la forêt. Elle y rencontre un loup blanc qui lui fait face, mais au lieu de l’attaquer, l’animal chasse un rat. La jeune fille raconte ensuite son aventure à sa grand-mère qui lui indique que le loup lui a sauvé la vie, car ce rat était le Diable déguisé. L’histoire se termine ainsi, laissant quelque peu le lecteur sur sa fin. Toutefois, le récit en lui-même n’est pas dénué d’intérêt puisqu’il permet d’évoquer les différences culturelles, le loup n’incarnant pas le mal comme dans la majorité des histoires que l’on peut connaître en France.
Ainsi, il est agréable et instructif de trouver avant la plupart des récits un petit texte expliquant certains éléments folkloriques. Malheureusement, certaines histoires ne deviennent donc qu’une illustration de ces petites introductions, n’apportant rien de plus à l’information en elle-même.

La première catégorie demeure plus classiques dans le sens où l’on peut distinguer un but et parfois même une morale. Cependant, il est bon de noter que ces contes se rapprochent spirituellement davantage de ceux d’Andersen que ceux de Perrault. On y retrouve le même détachement, la même piété, la même cruauté, voire la même absurdité selon les histoires, ce qui n’est pas forcément du goût de chacun.
Les morales, lorsqu’elles sont présentes, peuvent être particulièrement dures. Midsummer’s Eve est un parfait exemple puisque le protagoniste du conte finit par souffrir du souhait qu’il a proféré suite à son amertume provoquée par un mauvais jugement de ses proches. Néanmoins, plusieurs récits prônent le pardon envers son prochain, malgré les bassesses qu’il a effectuées envers le personnage principal. C’est le cas du protagoniste du conte The Three Brothers qui pardonne ses frères bien qu’ils aient attenté à sa vie.
Il est amusant de constater que certains contes sont de nouvelles versions de récits bien connus comme Maria and the Rusrrje qui reprend Cendrillon, The Three Magic Wishes qui est semblable aux Souhaits ridicules, ou encore The Legend of the North Wind qui n’est pas sans rappeler Les Fées. Par ailleurs, les différences existantes sont suffisamment importantes pour rendre ces contes intéressants à lire sous un autre jour et sans ressentir de la redondance.
En revanche, d’autres contes peuvent laisser le lecteur perplexe quant à leur fin ou leur déroulement. C’est le cas de l’histoire The Dragon où les trois énigmes, que pose le fameux dragon afin de piéger les trois soldats, s’apparentent bien plus à des questions où n’importe quelle réponse conviendrait que de véritables énigmes.
Enfin, plusieurs récits s’avèrent plutôt tragiques comme Snowdrop and Flame où à partir d’une chose aussi simple que la dualité du froid, une magnifique et triste histoire s’offre à nous, ou encore The Amber Palace et The Water Snake où l’amour engendre des conséquences désastreuses à cause du jugement d’autrui.

Finalement, Polish Folklore and Myth est un recueil agréable à lire et plutôt surprenant. Le lecteur reconnaîtra sans nul doute un tronc commun aux contes populaires grâce à leurs thèmes communs, mais leur dénouement et leur développement indiquent bien qu’il s’agit d’une culture différente. Il appartient à chacun d’apprécier ou non les récits de ce livre.
Les amateurs de la saga Witcher, aussi bien littéraire que vidéoludique, reconnaîtront sans doute certaines inspirations dans les récits The Dragon of Wawel, The Night Mare of Swinoujsie ou encore The Violin.

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