On ne badine pas avec l’amour – ALFRED DE MUSSET


Résumé :
Un seigneur projette de marier son fils Perdican avec sa nièce Camille. Hélas, à leurs retrouvailles, les deux fiancés semblent être en froid.


Les plus :
Le message derrière les lamentations.
Les moins : Les personnages. L’intention de provoquer la pitié chez le lecteur.


En bref :
Une pièce qui possède un bon message, mais qui l’exprime avec bien trop de lamentations et de détour pour être apprécié comme il se doit.

Note : 1/5

 

Mon avis :

On ne badine pas avec l’amour est une pièce de théâtre en trois actes parue en 1834. Elle s’inscrit donc dans le mouvement romantique et en possède effectivement la marque puisqu’il est question de sentiment.
Par ailleurs, l’écriture de cette pièce s’est déroulée après la rupture de l’auteur avec son amante, George Sand. Alfred de Musset souhaitait commencer son roman intitulé La Confession d’un enfant du siècle, mais il reçoit la commande d’une pièce de théâtre. Ainsi naquit On ne badine pas avec l’amour et l’on comprend, à la lumière de ces événements, que ce drame est un exutoire pour l’auteur.

J’ai eu l’occasion d’étudier La Confession d’un enfant du siècle, mais le roman m’avait laissé un goût amer dans la bouche. Les thèmes avaient beau être intéressants, le livre n’en demeurait pas moins laborieux à lire tant les lamentations de Musset m’étaient insupportables. J’espérais me réconcilier avec l’auteur grâce à cette pièce qui semble être unanimement appréciée. Malheureusement, mon ressenti fut le même.

Perdican revient chez son père après avoir réussi ses études, tandis que sa cousine Camille sort de son couvent. Le père du jeune homme souhaite un mariage entre eux, mais les deux fiancés restent en froid. Camille désire retourner au couvent afin de ne pas être heurtée par le monde et l’orgueil blessé de Perdican l’incite à rendre la jeune fille jalouse.

On peut y voir un beau message. Le texte nous clame que l’être humain est sujet aux erreurs, que l’amour ne laisse pas indemne et que l’existence même n’est pas sans embûches. Toutefois, il ajoute également que les aspects négatifs ne doivent pas nous empêcher d’apprécier le reste et qu’il vaut mieux essayer et risquer d’être blessé plutôt que de s’enfermer dans une prison que l’on s’est forgée et ne jamais connaître les délices de la vie.
Cependant, la beauté de cette idée est gâchée par son exécution. Les protagonistes ont des réactions qui ne suscitent guère l’empathie et changent d’avis bien trop régulièrement pour que l’on croie réellement à leur amour perdu. Camille donne, par ailleurs, une bien piètre image de la femme. Il est possible que l’auteur ait voulu se venger suite à sa déception amoureuse. Enfin, d’autres personnages n’ont pas vraiment d’intérêt et parasitent l’histoire.
La pièce est plutôt courte, mais les détours et les lamentations de chacun semblent lui conférer une durée interminable. Quant à la fin, elle s’avère tout à fait convenue, à l’image de la pièce dénuée de surprises.

Finalement, On ne badine pas avec l’amour est un acte manqué à mes yeux. Il y avait de bonnes intentions, un beau message, mais la forme rend le tout indigeste. J’apprécie beaucoup les œuvres du XIXe siècle, mais le lyrisme de Musset est bien trop lourd à mon goût.

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