Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile – BEAUMARCHAIS


Résumé : Le Comte Almaviva est épris de Rosine, mais la jeune fille est prisonnière de son tuteur Bartholo qui souhaite l’épouser. Figaro, qui est le barbier de Bartholo,va aider le Comte à parvenir à ses fins.

Les plus : Le thème de l’amour représenté par deux façons d’aimer.
Les moins : Les événements très prévisibles de la pièce.

En bref : Une pièce qui se lit bien et possédant un joli message, dommage que le déroulement ne soit pas vraiment original.

Note : 2/5

 

Mon avis :

Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile est une pièce de théâtre en quatre actes qui constitue le premier volet d’une trilogie intitulée Le roman de la famille Almaviva. Cette comédie s’inspire d’une œuvre de Molière, L’École des femmes et nous raconte l’histoire du Comte Almaviva épris de la jeune Rosine. Celle-ci est sous la tutelle du docteur Bartholo qui est bien décidé à épouser sa pupille. Alors que le Comte guette sous les fenêtres de la jeune femme, Figaro entre en scène. Étant locataire et barbier de Bartholo, il affirme pouvoir aider l’amoureux transi à parvenir à ses fins.

La pièce est extrêmement simple et ne comporte pour ainsi dire que peu de surprises et de rebondissements. Le Comte use de plusieurs déguisements afin de pénétrer dans la maison du docteur et Figaro se trouve toujours là au bon moment lorsque les choses risquent de se gâter. Toutefois, ce n’est pas pour son déroulement que cette comédie est intéressante, mais plutôt pour son message.

En effet, nous pouvons observer deux formes d’amour envers la même personne : celui de Bartholo et celui du Comte. Le premier est présenté comme un amour très possessif et jaloux tandis que le deuxième est vu comme bien plus pur. Tout au long de la pièce, nous pouvons constater à quel point l’amour du docteur est toxique.
Ne supportant aucun autre prétendant, il enferme Rosine qui ne peut plus vivre comme elle l’entend. Sa jalousie devient maladive au point qu’il ouvre le courrier de la jeune femme ou compte le nombre de feuilles de son carnet au cas de crainte qu’elle ait pu envoyer un billet doux.
De son côté, le Comte est une promesse de liberté pour Rosine. Bien que ses déguisements soient une manière de détourner l’attention du tuteur, en se présentant tour à tour comme soldat, puis professeur de chant, il montre quelque part que son amour peut revêtir différentes facettes pour séduire et faire rêver son amante.

Il est bon de noter que Beaumarchais a pris soin de décrire les décors et le moindre détail des costumes des personnages pour tous les actes. Une chose vraiment peu commune qui démontre que l’auteur attachait vraiment de l’importance à ce que sa comédie soit jouée comme il l’imaginait.

Finalement, Le Barbier de Séville est une pièce qui se lit plutôt rapidement et qui n’est pas vraiment inoubliable, car ses événements sont plutôt convenus. Cependant, son thème et son message la rende tout de même intéressante. Par ailleurs, il est bon de lire ce premier volet afin d’avoir un aperçu des relations entre les personnages qui réapparaîtront dans Le Mariage de Figaro.

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