L’Autre Tartuffe ou la Mère coupable – BEAUMARCHAIS

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Résumé : La famille Almaviva a déménagé à Paris. Bégearss, un avocat irlandais cherche à dépouiller le Comte de ses biens en épousant sa pupille, Florestine. Mais Figaro et Suzanne se doute de sa trahison.

Les plus : Figaro et Suzanne toujours aussi astucieux.
Les moins : Les rebondissements prévisibles. La sensation de poursuivre artificiellement l’histoire.

En bref : Une pièce à l’image du premier opus, sympathique à lire mais pas inoubliable.

Note : 2/5

 


Mon avis :

L’Autre Tartuffe ou la Mère coupable est le dernier volet de la trilogie relatant les aventures de Figaro et de ses maîtres. La famille Almaviva a déménagé en France, naturellement suivie par Figaro et Suzanne. Le Comte et la Comtesse sont en froid et chacun en proie à des problèmes qui les hantent. Leur fils aîné est décédé et seul leur reste Léon, fils illégitime de Rosine et du jeune page Chérubin. La véritable parenté du jeune homme est demeurée secrète, mais le Comte ne semble pas dupe et cherche donc à déshériter Léon au profit de sa pupille Florestine. Au milieu de cela s’introduit l’avocat Bégearss qui compte bien berner toute la maisonnée.

Cette pièce est très semblable à la première. Beaumarchais nous offre là une histoire très simple avec peu de rebondissements et peu de personnages. Ainsi, nous retrouvons le même problème qu’auparavant : les événements sont très prévisibles. Difficile d’être autant enthousiaste qu’en lisant Le Mariage de Figaro. Le rythme est plus lent et bien qu’il s’agisse une fois de plus de l’évolution des personnages, cette prolongation s’essouffle et donne un aspect artificiel au résultat.

Néanmoins, l’auteur continue de nous livrer une vision de l’amour toujours plus ironique. Le mariage du Comte et de la Comtesse est marqué par l’infidélité des deux époux. Chacun possède un enfant illégitime et il est intéressant de noter que seule Rosine semble en éprouver de la culpabilité. À cela s’oppose le mariage de Figaro et Suzanne qui semble réussi en tout point. Les deux époux s’aiment et leur complicité est belle à voir tant elle permet de faire avancer la pièce et de déjouer les pièges de Bégearss.

Finalement, La Mère coupable est une pièce sympathique à lire, mais qui n’a rien d’exceptionnelle. À noter qu’une fois de plus, Beaumarchais fait une référence à Molière avec le personnage de Bégearss, surnommé « Tartuffe » par Figaro, expliquant donc la première partie du titre de la pièce.

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