Good Omens – NEIL GAIMAN & TERRY PRATCHETT


Titre français :
De Bons Présages

Résumé : L’Apocalypse se rapproche de plus en plus. Cependant, un ange et un démon ayant chacun pris goût à la vie terrestre ne voient pas cet événement d’un bon œil. Leur objectif est donc de trouver l’Antéchrist afin de stopper ce fléau. Plus facile à dire qu’à faire puisqu’il semblerait que l’enfant ait été placé dans la mauvaise famille.

Les plus : L’humour. les personnages hauts en couleur.
Les moins : Quelques lenteurs présentes.

En bref : Un roman absolument délectable pour quiconque est friand de ce type d’humour.

Note :

Mon avis :

Good Omens – ou de son titre le plus long, Good Omens: The Nice and Accurate Prophecies of Agnes Nutter, Witch – est un roman de fantasy humoristique co-écrit par deux grands noms de la littérature anglaise. Lors de la parution, si Terry Pratchett avait déjà plusieurs livres à son actif, Neil Gaiman n’était encore qu’un auteur en herbe, et pourtant, à la lecture de Good Omens, il est impossible de savoir où commence et s’arrête l’écriture de chacun. Premier signe de qualité ? Indubitablement, oui.

Qu’en est-il de l’histoire ? On pourrait dire qu’il s’agit du livre de la Révélation avec une bonne dose d’humour anglais et des personnages plus loufoques les uns que les autres. L’Apocalypse est en marche et pour l’accomplir, l’Antéchrist est envoyé sur Terre. Toutefois, cet événement n’arrange pas les affaires du démon Crowley qui a plutôt pris goût à la vie terrestre. Il parvient donc à convaincre Aziraphale, un ange et une connaissance de longue date, qu’ils doivent empêcher ce fléau. Pour cela, ils doivent retrouver l’enfant, mais il semblerait que l’incompétence d’une nonne satanique l’ait placé dans la mauvaise famille.

Après un pitch pareil, on sait déjà que l’on va plonger dans une œuvre décalée à souhait. Ajoutons à cela une multitude de personnages aussi hilarants les uns que les autres ainsi qu’une touche de satire, et vous obtenez un livre que l’on a envie de citer à tout-va tant chaque passage nous semble culte.
Entre la bande d’Adam Young qui offre une parodie de Club des cinq, les Cavaliers de l’Apocalypse qui sont devenus des motards et qui ont remplacé Pestilence par Pollution suite à sa retraite après la découverte de la pénicilline, Crowley et Aziraphale qui ne sont clairement pas des exemples pour leur peuple respectif, sans oublier les chasseurs de sorcières et la fameuse prophétie d’Agnès Nutter, nul doute que le récit s’éparpille, mais c’est pour notre plus grand plaisir.
On peut tout de même regretter quelques lenteurs dans les deux petits chapitres qui précèdent celui qui nous prépare et nous présente le bouquet final, mais puisque l’histoire alterne régulièrement entre les différents personnages, c’est un bémol vite oubliable.

Globalement, Good Omens prend le livre de la Révélation comme point de départ et s’amuse à renverser différents codes bibliques, notamment en brouillant la frontière entre le Bien et le Mal. J’ai déjà mentionné Crowley et Aziraphale et ces derniers représentent bien cette dualité puisque le démon n’est pas aussi maléfique qu’on pourrait le croire tout comme l’ange n’est pas aussi innocent, mais les deux auteurs ne s’arrêtent pas là, puisque de nombreux personnages que tout semble opposer fonctionnent également en tandem, à l’exception peut-être d’Adam, l’Antéchrist qui incarne à lui seul cette dualité (vous le devinez rien qu’à son prénom). Le résultat illustre bien sûr les fondements de l’humanité que notre duo d’écrivains critique pour ses multiples défauts, mais sans oublier de louer ses qualités, nous laissant ainsi sur une note positive.

Bien entendu, puisque les blagues s’enchaînent, il est essentiel d’être friand de l’humour proposé. Si l’idée que Famine ouvre un Burger Lord afin d’y vendre des repas à la fois riche en graisse et pauvre en énergie pour que les gens grossissent et meurent de faim en même temps, ou encore que chaque cassette audio laissée trop longtemps dans une voiture se transforme en Best of Queen, ne vous fait pas sourire, il est préférable de passer votre chemin.
Dernier détail, il est possible que certaines références soient un peu obscures, car typiquement anglaises (celle de la voiture surnommée Dick Turpin en est un exemple), mais il suffit de faire une petite recherche pour comprendre facilement.

Finalement, Good Omens est un livre à lire et même à relire. Offrant une bonne dose de rigolade, il nous propose également une satire de notre monde qui demeure toujours d’actualité bien que l’ouvrage ait déjà vingt sept ans. Quittons-nous sur cette célèbre citation :

God does not play dice with the universe; He plays an ineffable game of His own devising, which might be compared, from the perspective of any of the other players, [ie., everybody.] to being involved in an obscure and complex version of poker in a pitch-dark room, with blank cards, for infinite stakes, with a Dealer who won’t tell you the rules, and who smiles all the time.

Une réflexion sur “Good Omens – NEIL GAIMAN & TERRY PRATCHETT

  1. Ce livre est l’un de mes derniers gros coups de cœur mais vu les auteurs, c’est assez peu surprenant ! C’est vrai qu’il faut être sensible à cet humour de base pour accrocher mais si c’est le cas, on ne peut que se régaler^^

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