The Hound of the Baskervilles – ARTHUR CONAN DOYLE


Titre français :
Le Chien des Baskerville

Résumé : Sherlock Holmes est appelé à résoudre le mystère des Baskerville, une famille apparemment hantée par le fantôme d’un chien qui serait à l’origine de la mort d’un héritier et menacerait la vie du prochain.

Les plus : Une histoire un peu plus ambitieuse que les précédentes et flirtant avec le fantastique.
Les moins : Beaucoup d’éléments nous sont annoncés comme des faits indiscutables, empêchant le lecteur de faire l’enquête en même temps que les personnages.


En bref :
Peut-être une des meilleures histoires du célèbre détective, où l’on prend plaisir à découvrir les secrets que cache chaque personnage.

Note : 

Mon avis :

Bien que la dernière aventure de Sherlock Holmes se solde par sa mort, Arthur Conan Doyle cède à la demande et offre à ses lecteurs une nouvelle enquête du détective, se déroulant quelque part entre les nouvelles des Aventures et des Mémoires de Sherlock Holmes.

Un jour, le Docteur Mortimer se rend auprès du détective afin de lui présenter une affaire concernant l’un de ses patients, Sir Henry Baskerville. En effet, l’homme est l’héritier de l’ancienne demeure familiale suite à la mort de son oncle, Sir Charles. Cependant, une vieille malédiction semble hanter cette famille, décrivant un chien fantôme qui causerait la mort de ses membres.
À cela s’ajoute des événements peu communs autour de Sir Henry, à savoir ses chaussures qui disparaissent, une présence le suivant constamment et la réception d’une lettre le prévenant d’un malheur s’il décidait de se rendre dans la demeure familiale.
Il n’en faut pas moins pour que Sherlock Holmes accepte l’affaire, mais ne pouvant se rendre sur place à cause d’autres obligations professionnelles, il envoie le Docteur Watson afin de recueillir toutes les informations utiles pour résoudre le mystère.

The Hound of the Baskervilles est probablement une des meilleures histoire de Sherlock Holmes, chose assez ironique puisque le détective s’avère plutôt absent durant une bonne partie du livre. En effet, comme toutes ses aventures, celle-ci n’échappe pas au fait qu’elle nous soit contée par le Docteur Watson, mais la grande nouveauté se situe dans le fait que le médecin est au cœur de l’action, effectuant lui-même le travail de déduction et envoyant régulièrement des rapports de ce qu’il a pu observer à Sherlock Holmes.
Cette construction est une bouffée d’air frais pour deux raisons qui s’entrecroisent. Tout d’abord, puisque le Docteur Watson devient en quelque sorte le personnage central, il est plus facile pour lecteur de s’identifier à lui et de suivre son raisonnement, car bien qu’il soit loin d’être idiot, l’intelligence et l’esprit de déduction du détective sont élevés au point d’être parfois obscurs. Il n’est pas rare d’être comme son compagnon et se demander comment il a pu en arriver à telle ou telle conclusion. Un cas qui ne se présente pas avec John Watson. Enfin, le récit nous permet de voir l’évolution de l’esprit critique du docteur. Dès les premières lignes, nous pouvons voir qu’il n’est plus un simple observateur silencieux, mais qu’il applique les méthodes du détective. Chose que l’on retrouve, bien entendu, tout au long de l’histoire, puisque c’est à lui de rassembler les informations dont aurait besoin Sherlock Holmes.

Côté enquête, on ne peut pas nier qu’elle contienne son lot de secrets, de complots, de mystères et de rebondissements. Il est notamment très intéressant de voir le fantastique se mêler à tout cela avec la légende du chien, d’autant plus que de nombreux éléments sont présents pour nous faire douter : le chien peut-il être expliqué rationnellement ou non ? Il est parfois difficile de trancher, car bien que l’on soit enclin pour l’une ou l’autre des possibilités, l’autre est tout à fait plausible au cours de la lecture. La multitude de personnages permet également de rendre l’affaire plus complexe, puisque chacun pourrait avoir un mobile.

Petit bémol à tout cela, il est une fois de plus dommage que certaines conclusions ne puissent être tirées par le lecteur grâce aux informations fournies. Certains points sombres sont expliqués par Sherlock Holmes, mais à aucun moment nous ne pouvons effectuer le même exercice, car ses déductions sont là pour nous montrer son intelligence et son adresse.

Finalement, The Hound of the Baskervilles est un bon roman d’enquête et une bonne histoire de Sherlock Holmes. Malgré le défaut cité précédemment, on prend plaisir à découvrir petit à petit les tenants et aboutissants de l’affaire.

4 réflexions sur “The Hound of the Baskervilles – ARTHUR CONAN DOYLE

  1. Je l’ai lu il y a quelques jours et nous en avons pensé la même chose 🙂. Le fait que l’on puisse s’identifier à Watson permet de devenir l’enquêteur et non le spectateur même si Sherlock Holmes sera toujours plus fort que nous !

    • Oui, après avoir lu d’autres histoires du détective, cela fait vraiment plaisir de voir que celle-ci est centrée sur Watson. Il n’est plus le spectateur passif, il est vraiment devenu un élève qui tente d’égaler le maître à défaut de pouvoir le surpasser. 🙂

        • Oui, pareil. Je les lis dans l’ordre de publication, donc il m’en reste encore pas mal. Je crains un peu les recueils, car jusqu’à présent c’était un peu « ça passe ou ça casse » quand je lisais les nouvelles. Nous verrons bien 🙂

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