The Princess Bride – ROB REINER


Titre français :
Princess Bride

Résumé : Un grand-père rend visite à son petit-fils malade et compte lire lire un livre. L’enfant d’abord réticent, se laisse convaincre et emporter dans l’histoire qui a tout ce dont pourrait rêver un conte.

Les plus : L’humour omniprésent. La justesse des compromis par rapport au livre.
Les moins : Les effets spéciaux parfois un peu trop datés et qui font sourire.

En bref : Une adaptation qui réussi le pari de retranscrire l’esprit du livre sans perdre le spectateur qui découvrirait l’histoire par ce biais.

Note :

Critique de l’œuvre littéraire ici


Mon avis :

The Princess Bride est l’adaptation cinématographique du roman éponyme de William Goldman, l’auteur ayant également écrit le scénario du film. Datant de 1987, The Princess Bride a bercé l’enfance de nombreuses personnes et une grosse part de nostalgie peut se sentir lorsqu’une discussion à son sujet est abordée. Je n’ai personnellement découvert ce film que bien des années plus tard, et l’ayant vu avant de lire le livre, c’est d’ailleurs lui qui m’a donné envie de me plonger dans le roman.

The Princess Bride s’ouvre sur un petit garçon malade. Afin de le réconforter et lui faire passer le temps, son grand-père décide de venir lui lire une histoire que son père lui avait déjà lue quand il était lui-même petit et ainsi de suite. Le petit-fils ne semble pas vraiment enchanté par cette idée, préférant le sport et les jeux vidéo à la lecture, mais il se laisse finalement convaincre. Il découvre ainsi l’histoire de Buttercup, la femme la plus belle du monde, de son amour Westley qu’elle perd tragiquement, de son mariage avec le prince Humperdinck, de son enlèvement par un trio de bandits assez  étrange, etc.

Globalement, le film reprend plutôt fidèlement les événements du livre, ce qui n’est pas étonnant puisque l’auteur lui-même s’est chargé d’écrire le scénario. Toutefois, certains éléments ont dû passer à la trappe par souci de longueur et de retranscription.
Par exemple, tout le passage expliquant que Buttercup n’était originellement pas la plus belle femme du monde, mais dont le potentiel était décelable, a complètement été retiré. Un choix judicieux car, bien que cela soit très amusant à lire, il n’est pas certain que cet effet comique soit aussi divertissant à l’écran, sans oublier le fait que le film en aurait souffert par sa longueur.
De même, toutes les interruptions de William Goldman dans le roman ont été supprimées. Si ces éléments fonctionnent parfaitement à l’écrit, il est difficilement envisageable de les adapter à l’écran sans que cela devienne indigeste. Toutefois, le film a su trouver un compromis plutôt satisfaisant avec l’ajout de l’enfant et du grand-père. L’un ou l’autre intervient régulièrement afin de commenter les événements, ce qui remplace à merveille le procédé utilisé par l’auteur. En outre, cela s’accorde avec le thème du récit, puisque William Goldman présente son livre comme étant une histoire que lui lisait son père lorsqu’il était petit.

Je n’arrête pas de comparer les deux supports, mais il est bon de signaler que le film demeure excellent même sans avoir lu le livre. Pour peu que l’on se soit retrouvé dans une situation plus ou moins similaire, le duo enfant/conteur offre une sensation agréable de madeleine de Proust, et l’histoire est un conte intéressant à suivre pour ses rebondissements et son aspect comique frôlant la parodie.
Concernant les acteurs, on ne peut pas être déçu, chacun donnant parfaitement la réplique et s’introduisant parfaitement dans la peau du personnage interprété. L’humour en demeure donc intact (même s’il s’avère moins cynique que dans le roman), produisant un grand nombre de phrases cultes que chacun aura certainement entendu au moins une fois sans même avoir vu ou lu l’histoire.
Petit bémol par rapport aux effets spéciaux qui sont un peu datés. Certains passages, notamment celui du marécage, deviennent assez comiques à cause de cela. Néanmoins, ils possèdent un certain charme qui donne du cachet au film. C’est une question de goût.

Finalement, The Princess Bride est un cas où l’on peut dire que l’adaptation est aussi bonne que le livre. À vrai dire, compte tenu des différences, certains la considèrent même supérieure au roman. Pour ma part, je trouve que les deux œuvres se complètent et s’enrichissent mutuellement.

2 réflexions sur “The Princess Bride – ROB REINER

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