Coraline – NEIL GAIMAN

Titre français : Coraline

Résumé : Dans sa nouvelle maison, Coraline y découvre une porte qui s’ouvre vers un monde semblable au sien, où l’accueille son autre-mère et son autre-père. Cependant, cet endroit n’est pas aussi merveilleux que les apparences le laissent croire.

Les plus : Les idées du roman. Les messages du livre.
Les moins : Peut-être un peu trop enfantin par moment pour un adulte.

En bref : Un conte jouant avec des peurs et des pensées nous rappelant ce qu’est d’être enfant.

Note :

Mon avis :

Coraline est un livre jeunesse nous racontant l’histoire d’une petite fille donnant son nom au roman. Coraline a déménagé et s’amuse à explorer les lieux, rencontrant notamment des voisins plutôt loufoques comme un vieil homme entraînant un cirque de souris, ou encore deux anciennes actrices, Miss Spink et Miss Forcible.
La maison de Coraline possède une porte s’ouvrant sur un mur de briques, mais un jour, cette fameuse porte finit par déboucher sur un couloir entraînant la fillette dans un monde très semblable au sien. Elle y trouve une femme se faisant appeler son « autre-mère », dont l’apparence lui rappelle l’originale à un détail près : ses yeux sont des boutons à coudre.
Rapidement, Coraline comprend que ce monde censé être idyllique n’a de merveilleux que la surface.

Coraline est un roman plutôt inventif, pas tant dans sa structure, mais plutôt dans son esthétique. En effet, la structure s’avère assez basique, notamment avec la quête que doit effectuer l’héroïne, mais il s’agit de la manière dont les événements sont présentés qui donne son charme à l’histoire.
Le récit mettant en scène une fillette, il se concentre ainsi beaucoup sur l’enfance et en particulier sur le jeu. Fondamentalement, l’autre monde se présente comme un univers coloré, invitant à être exploré, mais c’est en proposant un défi à l’autre-mère que Coraline peut s’en échapper – les objets de sa quête prenant même l’apparence de jouets. Les habitants donnent par ailleurs une sensation de jeu éternel. Leurs yeux étant des boutons à coudre, ils ressemblent davantage à des poupées qu’à des êtres humains, ce qui est une vérité en soi puisque l’autre-mère les a créés et contrôlent. Chose assez ironique, c’est par le biais de ses propres poupées que Coraline parviendra à déjouer les derniers tours de l’autre-mère.
Pour contre-balancer la gaieté du jeu, le roman utilise des peurs enfantines comme la crainte d’être abandonné par ses parents, l’angoisse des ombres dans l’obscurité, et même plus simplement, la frayeur des monstres. Ainsi, par tous ses aspects, le récit possède une certaine innocence, nous plongeant vraiment dans la peau de l’enfant que nous étions.

Neil Gaiman explique en introduction que cette histoire était destinée à une de ses filles qui aime les récits effrayants. Il indique également qu’il souhaitait écrire un livre qui apprendrait quelque chose à son enfant.
En effet, Coraline détient des messages qui peuvent être utiles aussi bien à des enfants qu’à des adultes. L’héroïne fait preuve de beaucoup de courage, affrontant des créatures terrifiantes et dangereuses. Toutefois, à aucun moment elle ne cache au lecteur la peur qu’elle ressent, bien au contraire. La vraie bravoure est d’accomplir ce qui est juste malgré sa peur, et cela, Coraline l’a bien compris.
Un autre message intéressant se trouve dans la nature même de l’autre monde. Créé par l’autre-mère, il est censé être une version améliorée de l’original, offrant à Coraline tout ce dont elle souhaite. Néanmoins, ce monde idéal est loin de convenir à l’enfant, comprenant que les imperfections de la réalité permettent d’apprécier les meilleurs instants de la vie.

‘You really don’t understand, do you?’ she said. ‘I don’t want whatever I want. Nobody does. Not really. What kind of fun would it be if I just got everything I ever wanted? Just like that, and it didn’t mean anything. What then?’

Finalement, Coraline est un roman agréable à lire. On peut regretter sa facilité et sa simplicité en tant que lecteur adulte, mais il n’en demeure pas moins intéressant de par son univers et ses thèmes. À noter que dans l’édition anniversaire, les illustrations de Chris Riddell ajoutent un certain cachet à l’œuvre.

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