The Robot Series, Book 5: The Robots of Dawn – ISAAC ASIMOV

Titre français : Les Robots de l’aube

Résumé : Deux ans après les événements sur Solaria, Elijah Baley est appelé sur un autre monde : Aurora. Cette fois, il s’agit de résoudre l’affaire de la désactivation forcée d’un robot humaniforme. Le problème étant qu’une seule personne est capable de cet acte, cette personne étant celle qui demande au détective d’enquêter.

Les plus : La découverte d’Aurora.
Les moins : L’enquête beaucoup plus fouillis que dans les tomes précédents.

En bref : Un roman qui continue de nous familiariser avec l’univers et qui propose des discours intéressants sur les concepts de la robotique.

Note :

Mon avis :

The Robots of Dawn se situe deux ans après les événements de The Naked Sun. Elijah Baley est de nouveau envoyé sur un des Spacer Worlds, Aurora, à la demande du Dr. Fastolfe qu’il avait déjà rencontré dans The Caves of Steel. Un robot humaniforme a été découvert en état de blocage mental, son cerveau positronique ayant subi une dégradation irréversible. Cependant, compte tenu de la complexité du robot, seul le Dr. Fastolfe est en mesure de provoquer un tel état de dysfonctionnement, ce qu’il affirme ne pas avoir fait. Ainsi, Elijah Baley doit démêler les nœuds de cette impasse afin de découvrir la vérité.

The Robots of Dawn développe davantage l’univers du cycle. En choisissant Aurora comme cadre, l’auteur nous montre ce qu’est devenu le premier monde colonisé par l’humanité, le comparant à la Terre.
Aurora nous est présentée comme une planète où humains et robots vivent en harmonie, où la nature possède une place importante dans la vie des habitants, où tout semble parfait. Toutefois, sous le vernis transpire une facette bien plus sombre. L’exemple le plus frappant se situe dans le rapport entre humains et robots. En effet, les Aurorans se vantent de considérer les robots comme leurs égaux, mais plusieurs éléments prouvent qu’ils appliquent une certaine hypocrisie à ce sujet. Les robots possèdent un nom complet et sont appelés avec le pronom « he », mais ils doivent se placer dans des niches lorsqu’ils sont dans une habitation et ne peuvent entrer dans certaines zones.
De même, les mœurs des Aurorans s’avèrent assez particulières, notamment concernant le sexe. L’acte devient tout à fait trivial, ne possédant plus vraiment de connexion émotionnelle, si bien que son incitation devient une offre aussi banale que d’interroger quelqu’un sur sa santé. À noter que s’il n’est pas question de descendance, les Aurorans n’ont aucun tabou concernant l’inceste.
Enfin, l’avis de cette planète sur l’avenir de l’humanité est divisé. Tout le monde s’accorde sur la nécessité d’une nouvelle conquête spatiale, mais deux camps s’affrontent sur la méthode à employer. D’une part, le Dr. Amadiro, concurrent du Dr. Fastolfe, considère qu’il est préférable de confier cette mission aux Spacers voire exclusivement aux Aurorans. Désirant envoyer des robots humaniformes en premier lieu pour terraformer les planètes, les nouveaux colons n’auraient plus qu’à s’installer. D’autre part, le Dr. Fastolfe considère que c’est aux Terriens de coloniser de nouveaux mondes, convaincu que leur aversion pour les robots les empêcherait de créer les mêmes erreurs qui hantent les Spacer Worlds devenus trop stables, presque inertes.

C’est bien entendu ce dernier point qui plane constamment sur l’enquête d’Elijah Baley, car en prouvant l’innocence de Fastolfe, il offre un tout nouveau destin aux Terriens, tandis qu’un échec serait fatal. Un sentiment d’urgence se manifeste donc tout au long du roman, mais paradoxalement, il s’agit de l’enquête la plus désordonnée qui nous a été donnée de lire en trois tomes.
En effet, Elijah Baley avance à l’aveuglette, utilisant des coups de poker pour tenter de découvrir de nouveaux indices, se fiant quasiment uniquement à son instinct plutôt que de procéder logiquement. Le lecteur se trouve donc perdu dans un défilé de scènes où l’identité d’un coupable est noyée dans un brouillard opaque. Certains détails ont beau devenir essentiels à la fin de l’enquête, la plupart n’ont de sens qu’une fois la révélation du dernier chapitre enfin dévoilée, rendant la résolution du mystère un peu frustrante. Néanmoins, ce dernier chapitre permet d’aborder un point essentiel au sujet de la robotique, les conséquences de ce secret étant phénoménale dans un tel univers.

Finalement, malgré ses défauts, The Robots of Dawn est une lecture intéressante. Nous plongeant davantage dans l’univers décrit, chaque information donnée permet de mieux saisir la rivalité entre la Terre et les Spacer Worlds. En outre, ce tome aborde d’autres sujets en lien avec la robotique, notamment toutes les implications qu’apporterait la démocratisation de robots humaniformes. Un opus important, à la frontière du passé et de l’avenir, comme l’aurore.

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