Revenger, Book 1: Revenger – ALASTAIR REYNOLDS


Titre français :
Vengeresse

Résumé : Dans un univers ayant déjà vu l’ascension et la chute de plusieurs empires, certains mondes gardent secrètement des traces de ces civilisations. Trésors et artefacts sont donc activement convoités par différents pirates, malgré les risques encourus pour les récupérer. Adrana et Fura Ness se font engager sur le vaisseau du capitaine Rackamore, espérant ainsi redorer la fortune de leur père. Malheureusement, le danger rôde dans l’espace.

Les plus : L’univers qui fourmille d’idées intéressantes.
Les moins : Le ton clairement plus enfantin par rapport aux autres livres de l’auteur, que ce soit dans l’histoire ou les dialogues.

En bref : Un roman en demi-teinte, dont le fond regorge de concepts que l’on aimerait voir développés, mais qui nous enferme dans une histoire plutôt banale.

Note :

Mon avis :

Revenger se déroule dans un univers qui en est à ce que l’on appelle la Treizième Occupation et qui ne contient que peu de traces des douzes autres. Les souvenirs de ces anciens régimes se manifestent par la présence de certaines technologies ou artefacts, mais la majorité de leurs trésors se trouve dans des mondes particuliers qui s’avèrent peu accessibles et surtout dangereux. Des conditions qui n’effraient pas les pirates qui en ont fait leur fond de commerce, comme le capitaine Rackamore.
C’est justement au sein de l’équipage de celui-ci que s’engagent Adrana et Fura Ness en tant que Bone Reader. Comme le nom l’indique, elles sont capables de capter des messages diffusés à travers des crânes dont se servent les vaisseaux pour communiquer sur de longues distances. Cependant, à l’image de nos propres histoires de pirateries, cet univers possède également ses légendes, et le nom de Bosa Sennen n’est pas un de ceux que l’on aimerait croiser dans l’espace.

Ayant déjà lu d’autres livres d’Alastair Reynolds, c’est donc confiante que je me suis lancée dans la lecture de Revenger. Allier piraterie et science-fiction est un concept suffisamment intéressant pour ne serait-ce qu’attiser la curiosité. Toutefois, le résultat n’est pas exempt de défauts.

Revenger se construit sur un univers riche, et il suffit de lire quelques pages pour s’en rendre compte. Le lecteur comprend rapidement que ce qu’on lui présente n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Au moment où le récit se déroule, l’univers a déjà vu l’ascension et la disparition de plusieurs périodes avec leurs propres civilisations, leurs propres technologies, leurs propres histoires. Nous pouvons en apercevoir des infimes morceaux, que ce soit dans des objets étranges comme les crânes cités précédemment, ou bien aux divers artefacts présents dans les baubles –ces fameux mondes qui renferment des trésors–, mais tout cela n’est qu’effleuré. Il en va de même avec les différentes espèces extraterrestres. L’auteur ne s’attarde que sur les Crawly, bien que les informations demeurent à la limite de la description, les autres espèces n’étant de toute façon que brièvement évoquées. Les derniers chapitres contiennent d’ailleurs des éléments enrichissant davantage cet univers, mais compte tenu de leur introduction tardive, l’auteur se réserve certainement leur développement dans la suite.
Ainsi, Revenger est un roman dont on nous émiette petit à petit la consistance, et dont chaque bouchée nous promet une véritable pépite. Malheureusement, c’est aussi de la frustration qui ressort d’une telle lecture.

En effet, Revenger se concentre sur une histoire assez banale. Deux sœurs partent à l’aventure, un événement traumatisant arrive, ce qui introduit un désir de vengeance. Néanmoins, ce n’est pas tant la trame principale qui rend le récit assez quelconque, mais plutôt la façon dont il est raconté. Certaines scènes sont prévisibles et d’autres n’ont pas l’impact essentiel pour impliquer le lecteur.
En outre, Revenger ne brille pas véritablement par ses personnages. Loin d’être aussi complexes que ceux dont nous avait habitué l’auteur, il est parfois pénible de les voir évoluer de cliché en cliché. Cela passe par leurs réactions, mais également leurs dialogues qui peuvent sonner artificiels, le tout donnant une impression plus enfantine. En cela, de plus jeunes lecteurs seront certainement ravis de pouvoir découvrir le travail d’Alastair Reynolds grâce à un livre plus abordable, mais lorsque l’on a découvert l’auteur à travers l’univers de Revelation Space, on ne peut que ressentir un certain regret.

Finalement, Revenger est un roman avec un immense potentiel. Son histoire n’est pas véritablement captivante, mais son univers possède un attrait indéniable, promettant des événements bien plus intéressants. C’est pour tout ce que le livre nous a dévoilé et pour tout ce qu’il nous cache encore que j’attends la suite.

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