The Lord of the Rings – J. R. R. TOLKIEN


Titre français :
Le Seigneur des Anneaux

Résumé : L’épopée d’un simple hobbit devant voyager jusque dans des terres hostiles afin de détruire l’Anneau unique, ce dernier ayant été créé par Sauron, un être maléfique qui est déterminé à retrouver son bien afin d’asservir la Terre du Milieu.

Les plus : Une histoire riche dans un univers qui l’est tout autant.
Les moins : Des longueurs. Des passages un peu décevants.

En bref : Une œuvre complète qui nous entraîne dans une aventure aux différentes facettes.

Note :

Mon avis :

On ne présente plus cette saga devenue culte pour de nombreux lecteurs et dont l’adaptation par Peter Jackson a été hautement récompensée. À ce sujet, il s’avère que certains fans déplorent les choix du réalisateur, considérant les films comme une pâle retranscription de l’œuvre originale.
J’ai pour ma part une grande affection pour la trilogie cinématographique, mais je ne m’étais jamais véritablement plongée dans les livres, deux essais infructueux m’ayant plutôt refroidie. Toutefois, la troisième tentative fut la bonne, et après une lecture de plusieurs semaines, je suis donc en mesure de vous donner mon avis sur cet incontournable de la fantasy.

Petit rappel de l’histoire, même si elle fait partie des plus connues. L’anneau que Bilbo a récupéré lors de son aventure dans The Hobbit se révèle être l’Anneau Unique forgé par Sauron pour régner sur la Terre du Millieu et y asservir ses différents peuples. Frodo, neveu de Bilbo, se voit confié le bijou pour le mettre en lieu sûr, mais très vite, la situation devient trop dangereuse, car les serviteurs de Sauron recherchent activement le bien de leur maître. Une compagnie est donc formée dans le but de détruire l’Anneau à l’endroit même où il a été créé, Frodo étant le porteur du fardeau.

The Lord of the Rings est une œuvre incroyablement riche. C’est une phrase que l’on entend régulièrement, mais elle ne peut être plus exacte. Tolkien a construit un univers qui tient la route et que l’on entrevoit à travers cette épopée. Chaque élément a du sens et l’auteur ne laisse pas de place aux incohérences. À ce sujet, il est d’ailleurs bon de noter que Tolkien ne laisse tellement rien au hasard qu’il a réussi à justifier les changements effectués dans The Hobbit afin que le conte s’accorde mieux avec sa suite. C’est donc dans un monde qui a révolutionné la fantasy que l’auteur nous entraîne. Un monde peuplé d’elfes, de nains, de hobbits, d’hommes, de magiciens, d’orcs et bien d’autres entités qui prennent vie grâce à une plume particulière.
En effet, dès les premières pages, on comprend que l’on ne peut lire The Lord of the Rings comme un autre livre. La narration est empreinte de poésie, même hors des chansons qui parsèment le texte, si bien que chaque description nous emporte toujours un peu plus dans la Terre du Milieu. De plus, chaque dialogue est intelligemment pensé. Par exemple, Aragorn s’exprimera de façon différente en fonction de s’il se présente comme le Ranger du Nord ou comme l’héritier d’Isildur. Ce genre de changement de registre est également utilisé pour des effets comiques, souvent initiés par un discours au langage soutenu et archaïque qui sera suivi de paroles plus courantes ou familières, la différence de ton provoquant alors l’amusement.

Concernant l’histoire, il est certain que même en connaissant les films sur le bout des doigts, le livre réserve bien des surprises, si bien que l’on redécouvre les événements sous un œil nouveau. Beaucoup de passages deviennent bien plus clairs grâce à de nouvelles informations, mais certains s’avèrent un peu plus décevants car moins impressionnants et peut-être un peu plus dans la symbolique. Le livre prend également bien plus son temps pour exposer les choses, notamment au tout début du récit. Résultat, il est parfois difficile de ressentir la notion d’urgence que nous clament certains personnages, mais globalement, la lecture se fait sans encombres.
On suit les personnages à travers les péripéties qui les attendent et l’on ne peut que s’attacher à eux, partageant leurs doutes, leurs peurs, leurs pertes, leur tristesse, mais également leur joie et leur détermination. C’est donc à travers ce panel d’émotions que l’on voit des amitiés se créer ou se renforcer, car malgré le voile sombre qui s’étend, le récit est gorgé d’espoir.
Cependant, les héros ne sont pas les seuls pouvant attirer notre sympathie. Contrairement aux idées reçues, l’univers de Tolkien n’est pas véritablement manichéen. Dans le camp ennemi, on trouve surtout des êtres qui avaient des valeurs, mais qui se sont perdus en chemin et n’ayant pu résister au mal. Même les orcs qui représentent la noirceur possèdent des moments qui mettent en lumière leurs conditions de vie misérables. Ainsi, l’auteur nous offre un monde imaginaire, mais aux notions qui nous sont bien familières.

Finalement, The Lord of the Rings est un livre qui est digne des honneurs qu’on lui fait. Véritable pilier de la fantasy, il nous propose une histoire suffisamment riche pour contenir plusieurs interprétations. Une fois la dernière page tournée, le lecteur ne peut qu’être satisfait : chaque chose possède une fin, et après ce long voyage, on accepte le repos bien mérité.

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