Harry Potter – J. K. ROWLING


Titre originaux :

Harry Potter and the Philosopher’s Stone
Harry Potter and the Chamber of Secrets
Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
Harry Potter and the Goblet of Fire
Harry Potter and the Order of the Phoenix
Harry Potter and the Half-Blood Prince
Harry Potter and the Deathly Hallows

Titres français :
Harry Potter à l’école des sorciers
Harry Potter et la Chambre des secrets
Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
Harry Potter et la Coupe de feu
Harry Potter et l’Ordre du phénix
Harry Potter et le Prince de sang-mêlé
Harry Potter et les Reliques de la Mort

Résumé : Les romans racontent l’histoire de Harry Potter, un jeune homme qui a survécu étant bébé au sortilège de mort lancé par le plus grand mage noir de cette époque, Lord Voldemort. Chaque tome se déroule selon une année scolaire de Poudlard, l’école de magie.

Les plus : Des personnages attachants. Des éléments de l’univers qui font rêver.
Les moins : Les incohérences. Les facilités scénaristiques.

En bref : Une saga qui a bercé l’enfance de beaucoup de personnes, dont la mienne, mais qui possède tout de même ses défauts qui la diminuent avec des yeux adultes.


Notes :

Harry Potter and the Philosopher’s Stone :
Harry Potter and the Chamber of Secrets :
Harry Potter and the Prisoner of Azkaban :
Harry Potter and the Goblet of Fire :
Harry Potter and the Order of the Phoenix :
Harry Potter and the Half-Blood Prince :
Harry Potter and the Deathly Hallows :

Note globale :

Mon avis :

Je fais partie des personnes qui ont grandies avec Harry Potter. J’ai lu le premier tome grâce à ma professeure de français de sixième qui l’avait choisi pour nous faire étudier la structure d’un récit. Ayant eu un véritable coup de cœur, je me suis donc ruée sur les deuxièmes et troisièmes volets qui étaient déjà parus, puis j’ai trépigné en attendant la sortie de chaque livre restant. J’avais même la tradition de relire chaque opus de la saga avant la sortie d’un nouveau, tradition qui s’arrêta avec le dernier tome que j’avais trouvé très moyen.
À partir de cet instant, j’ai développé une relation particulière avec Harry Potter. À la fois fascinée et profondément critique, j’oscille entre la tendresse pour une saga qui m’a tenue la main durant mon adolescence, et les reproches pour cet univers aux nombreuses incohérences.
Pourtant, onze ans plus tard, j’ai décidé de relire la saga, estimant que mes souvenirs étaient suffisamment flous pour ne pas m’ennuyer. Voici donc mon avis sur cette histoire qui a marqué toute une génération.

Tout le monde connaît de près ou de loin les prémices du récit : Harry Potter est un enfant qui a miraculeusement survécu au sortilège de mort lancé par Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, Lord Voldemort. Élevé par son oncle et sa tante, c’est le jour de son onzième anniversaire qu’il apprend qu’il est un sorcier et suivra donc sa scolarité à Poudlard, l’école de magie. Bien entendu, chaque aventure rapproche Harry de l’affrontement ultime contre ce mage noir qui chercha à le tuer alors qu’il n’était qu’un bébé.

Harry Potter est une œuvre jeunesse qui a tout pour plaire, car elle repose sur un schéma connu et populaire : un enfant apprend qu’il est une sorte d’élu et se voit guidé par un mentor sur le chemin de la destruction du mal. Si on ajoute à cela un univers magique où quasiment tout est possible, la recette ne peut que fonctionner.
En effet, les premiers tomes mettent un point d’honneur à nous faire découvrir le monde dans lequel évolue le héros. Nous découvrons donc avec lui toutes les étrangetés qu’apporte la magie, que ce soit bénéfique ou non. Ainsi, ces premiers volets possèdent une certaine innocence et naïveté qui collent avec l’âge des protagonistes et chaque enfant peut s’identifier à eux. Abordant des thèmes comme l’amour, l’amitié, l’inconnu, et tout en évoluant dans le cadre d’une école, les premiers livres glissent donc dans un schéma initiatique.
C’est à partir du quatrième tome que l’histoire commence à prendre un ton plus sombre. Suivant toujours l’âge du héros, l’autrice juge donc qu’il est temps que son récit devienne plus mature. Si le danger était déjà présent sur le chemin de Harry et ses amis, c’est la première fois qu’il sera confronté à la mort. Le voile se lève et l’histoire nous montre que le monde n’est pas rose et que des sujets difficiles côtoient le reste : la mort, la guerre, la perte, le deuil, la trahison, l’injustice, etc. Toutefois, il s’agit d’une œuvre jeunesse. Ainsi, le bien est utilisé pour combattre le mal, et même si des cicatrices témoignent des moments délicats, le sentiment qui demeure est positif.
C’est en cela que Harry Potter a marqué les esprits, car ces livres ont accompagné de nombreux enfants dans leur vie, leur signifiant que les épreuves qu’ils subissent ne sont pas insurmontables, leur présentant des personnages de fiction auxquels s’attacher et s’identifier, leur offrant un univers dans lequel s’évader.

Néanmoins, la saga n’est pas exempte de défauts. Les plus critiques l’auront remarqué dès la première lecture, mais pour les autres, c’est avec des yeux adultes que la magie s’évanouit petit à petit.
En effet, l’univers possède de nombreuses incohérences indiquant sans doute que l’autrice inventait certains éléments au fur et à mesure sans vraiment se soucier de ce qu’elle avait établi auparavant. Un exemple très célèbre se trouve avec le principe de la Carte du Maraudeur : comment se fait-il que Fred et George ne se remarquèrent pas la présence de Peter Pettigrew aux côtés de Ron durant ses deux premières années à Poudlard ? Il en va de même avec la véritable identité de Maugrey dans le quatrième tome : bon nombre de ses dialogues n’ont pas de raison d’être s’il est un imposteur. Je ne passerai pas tout en revue, mais le récit est ponctué de problèmes de ce genre.
Bien entendu, l’autrice a également prévu certaines choses de façon intelligente, tel le médaillon ou le diadème qui ont été vus avant qu’ils prennent de l’importance dans l’histoire, mais elle est malgré tout coupable de réutilisation peu habile du même retournement de situation. Ainsi de nombreux personnages considérés comme « gentils » seront en réalité des « méchants » et vice versa.
La saga est donc régulièrement parcourue de facilités scénaristiques, le dernier opus étant celui qui en regorge tout particulièrement, si bien que le rythme et la cohérence en souffrent énormément. Il est également bon de noter qu’une des qualités de la saga à ses débuts devient un défaut vers la fin de l’histoire, à savoir la naïveté. Le lectorat ayant grandi en même temps que les héros, le symbolisme innocent de certains points clefs paraissent un peu faibles. Je pense par exemple aux horcruxes dont la création requiert, je cite : « an evil act » pour diviser son âme, à savoir le meurtre d’un autre être humain. Pourtant, il est montré à plusieurs reprises que la guerre souille toutes les mains. Cette naïveté est peut-être louable, mais elle détonne avec la volonté de rendre l’histoire plus mature et nuancée.

Enfin, faisons un petit point sur l’écriture. Mes anciennes lectures furent celles de la traduction par Jean-François  Ménard, tandis que cette relecture fut effectuée en version originale. J’ai pu donc apprécier le travail accompli, et à part quelques choix discutables, je peux affirmer que le traducteur a cherché à retranscrire au mieux les intentions de l’autrice pour que les francophones puissent saisir les jeux de mots et autres références.
Cependant, il est clair que le style de Rowling est assez simple et les significations des mots ou noms inventés sont souvent d’une évidence notable. Néanmoins, cela entre dans le cadre d’une œuvre jeunesse cherchant à divertir son lectorat. Si un adulte peut donc regretter le manque de subtilité, il ne faut pas oublier qu’un enfant ne possède pas toujours toutes les connaissances nécessaires pour faire les bonnes déductions, et qu’il prendra conscience de tout cela plus tard.

Finalement, Harry Potter est une saga qui a marqué son époque et continue de faire rêver de nombreuses personnes. Elle est loin d’être parfaite et souffre de plusieurs problèmes, certains étant propres aux œuvres jeunesse, d’autres étant plutôt dû à l’autrice. Cependant, si l’on ferme les yeux sur ses défauts, il s’agit d’une histoire sympathique à lire qui permet de replonger en enfance.

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