The Pillars of the Earth – KEN FOLLETT


Titre français :
Les Piliers de la Terre

Résumé : Une fresque se déroulant sur une quarantaine d’année dans l’Angleterre du XIIe siècle, et qui s’articule autour de la construction d’une cathédrale dans le village fictif de Kingsbridge, tout en ayant pour toile de fond la guerre civile anglaise faisant suite au naufrage de la Blanche-Nef.

Les plus : Les personnages. Les thématiques historiques.
Les moins : Les tics d’écriture récurrents. Les péripéties qui ont tendance à se répéter.

En bref : Une incroyable épopée qui nous fait passer par diverses émotions, en particulier la soif de justice.

Note :  

Mon avis :

The Pillars of The Earth prend place dans un contexte médiéval. Se déroulant durant l’Angleterre du XIIe siècle, nous suivons le destin de plusieurs personnages.
Tout d’abord, Tom Builder, qui comme son nom l’indique, travaille dans la construction. Son rêve de bâtir une cathédrale va pouvoir se concrétiser grâce au prieur Philip du monastère de Kingsbridge, qui est également un protagoniste dont nous avons le point de vue.
À cela s’ajoute Jack, un jeune homme qui va se découvrir la même passion que Tom, ainsi que deux autres personnages aux origines plus nobles, à savoir Aliena, fille du Comte de Shiring, et William Hamleigh, fils d’un petit seigneur obsédé par la demoiselle.
Le point central de l’histoire est la construction de la cathédrale de Kingsbridge. Cependant, compte tenu de l’époque et du contexte, c’est-à-dire la guerre civile anglaise opposant Stephen et Maud pour la succession du trône, l’entreprise est semée d’embûches.

The Pillars of the Earth est ce que l’on appelle un pavé. Avec près de 1500 pages, Ken Follett nous délivre une véritable fresque historique qui nous tient en haleine de bout en bout grâce à son sujet fascinant. En effet, la construction d’une cathédrale donne lieu à des développements aussi bien pratiques que théologiques.
L’auteur nous abreuve de termes techniques, nous prouvant qu’il a mené des recherches approfondies pour crédibiliser son récit, mais loin d’être rébarbatifs, ces passages nous plongent pleinement dans l’époque médiévale et complètent notre culture dans le domaine de l’architecture.
Concernant l’aspect spirituel, on peut voir les différents points de vue apportés par les personnages. La foi de Tom et Philip leur fait considérer l’édifice comme une offrande envers Dieu, justifiant sa beauté par une volonté de grandeur pour l’être divin. En revanche, n’étant pas croyant, Jack est captivé par le bâtiment d’une autre façon, appliquant plutôt une vision artistique au projet mêlé au défi qu’il représente.
Deux tendances qui s’opposent, mais qui s’allie afin d’accomplir des prouesses et repousser les difficultés qui se présentent.

À ce sujet, on peut dire que le moteur principal du livre réside dans les épreuves rencontrées lors de la construction, celles-ci pouvant être diviser en trois catégories.
D’une part, le défi que constitue l’édifice incite les ouvriers à innover dans leurs méthodes. On ne bâtit pas une cathédrale comme une maison, ce qui engendre donc des problèmes techniques : poids du plafond, sensibilité aux vents violents, …
D’autre part, l’approvisionnement lié au côté pécuniaire de l’entreprise. Une fois de plus, une cathédrale n’est pas une maison, et un tel bâtiment est plus gourmand en matériaux, devenant donc un gouffre dans lequel tombent tous les revenus que peut obtenir un monastère.
Ce qui mène à la difficulté la plus importante se joignant souvent à la deuxième, à savoir l’ambition et les desseins des envieux.
En effet, si les problèmes techniques peuvent être résolus avec un peu de jugeote, les deux derniers peuvent devenir un véritable enfer. Ainsi, nous comprenons rapidement que les entraves au projet ont deux noms : William Hamleigh  et Waleran Bigod. Le premier est une brute sadique dont les désirs complètent souvent les manigances du deuxième, un évêque qui considère que la croissance de Kingsbridge comme une menace personnelle.
Voilà où réside tout le sel du roman : les personnages et leurs intérêts. Si nous penchons naturellement du côté de ceux construisant la cathédrale, la réalité est un peu plus nuancée. Il peut être frustrant de voir les décisions prises par Philip, pourtant, elles sont effectuées selon les principes bibliques qu’il applique dans sa vie. De même, s’il peut paraître étrange de voir un évêque empêcher la construction d’un édifice sacré, ses motivations s’expliquent par l’avidité de pouvoir qui gangrène la religion. Toutefois, William demeure certainement la plus grande énigme puisqu’il commet des atrocités tout au long de l’histoire, mais s’avère absolument terrifié de l’Enfer.

Malheureusement, cette même force devient parfois une faiblesse. En effet, on remarque que le livre suit toujours le même schéma : la construction se déroule sans encombres jusqu’à ce que William, aidé par Waleran ou non, porte une attaque, mais Philip parvient à se relever ou à défendre son entreprise. Cette redondance se trouve également dans l’écriture qui contient de nombreuses répétitions dans les expressions utilisées. L’exemple le plus frappant étant « his/her heart in his/her mouth. Néanmoins, la lecture n’en pâtit pas trop et continue de nous captiver jusqu’au bout.

Finalement, The Pillars of the Earth est un roman fascinant qui nous plonge dans une autre époque. Grâce au sujet choisi, Ken Follett nous fait réfléchir sur des thèmes assez vastes comme la religion, l’impact des guerres civiles sur le peuple, le clivage entre les castes sociales, le tout animé par des personnages complexes. Ainsi, c’est un désir de justice qui s’empare de nous durant l’histoire et que seule la lecture des pages peut satisfaire.

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