Good Omens – NEIL GAIMAN & DOUGLAS MACKINNON


Titre français :
Good Omens

Résumé : L’Apocalypse se rapproche de plus en plus. Cependant, un ange et un démon ayant chacun pris goût à la vie terrestre ne voient pas cet événement d’un bon œil. Leur objectif est donc de trouver l’Antéchrist afin de stopper ce fléau. Plus facile à dire qu’à faire puisqu’il semblerait que l’enfant ait été placé dans la mauvaise famille.

Les plus : Le casting qui se donne à fond. Les ajouts par rapport au livre.
Les moins : Certains éléments du livre fonctionnent moins bien à l’écran. Des éléments retirés.


En bref :
Un excellent divertissement, qui n’est certes peut-être pas toujours fidèle au livre, mais qui offre une nouvelle vision des choses fort agréable.

Note :

Critique de l’œuvre littéraire ici 

Mon avis :

Voilà une série que j’attendais avec énormément d’impatience. Étant particulièrement fan du livre, chaque nouvelle information sur le projet me rendait terriblement curieuse. Adapter cette collaboration de Terry Pratchett et Neil Gaiman à l’écran était un défi difficile, mais avec ce dernier aux commandes, le pari semblait un peu plus assuré.

Pour rappel, Good Omens nous plonge au moment où l’Apocalypse est organisée. L’Antéchrist doit être placé dans la famille d’un ambassadeur américain pour déclencher l’événement onze ans plus tard. Un projet qui contrarie fortement le démon Crowley et l’ange Aziraphale qui s’allient afin d’empêcher la guerre entre leur deux camps de se produire, mais il s’avère que l’Antéchrist a été déposé dans la mauvaise famille.

Le livre est un bijou d’humour, nous abreuvant de blagues aussi bien dans la narration, les notes en bas de page, ou les dialogues. Si certaines scènes peuvent fonctionner parfaitement visuellement, d’autres sont un peu plus textuelles, si bien que je craignais les choix de l’adaptation. Je dois avouer que malgré mes craintes, la série s’en sort plutôt bien.

L’esprit du livre est respecté et c’est un véritable plaisir de voir certains passages adaptés à l’écran. Toutefois, il faut admettre que l’idée d’intégrer une narratrice, Dieu en l’occurrence, est à double tranchant. Si cela est essentiel à certaines scènes pour retranscrire tout l’humour, cela alourdit un peu le rythme d’autres moments. C’est peut-être donc pour cela que le premier épisode possède une cadence un peu irrégulière, déjà accablée par l’exposition fortement présente. Néanmoins, cette épreuve est nécessaire pour que le reste de la série se déroule de façon plus fluide.

Il est regrettable de voir certains éléments retirés de l’adaptation, tout comme certaines modifications, mais la plupart de ces choix furent effectués par faute de budget, tandis que les autres furent pensés pour le spectacle. Cependant, ce sont des défauts qui peuvent être oubliés grâce aux ajouts. Le troisième épisode nous gâte d’ailleurs d’une longue introduction consistant à nous montrer l’évolution de l’amitié entre Crowley et Aziraphale à travers les âges, un choix que je ne peux qu’applaudir tant les acteurs sont convaincants dans leurs rôles.

Ce qui m’amène au casting. David Tennant et Michael Sheen volent vraiment la vedette à chaque fois qu’ils sont à l’écran. Leur interprétation est très juste –même si par moment, leur caractère s’éloigne de leur version livresque– et l’alchimie entre eux est parfaite. Bien entendu, le reste des acteurs et actrices se débrouillent sans aucun problème. Michael McKean est un Shadwell hilarant, Jack Whitehall est un Newt adorable, Jon Hamm nous offre un Gabriel incroyable, Adria Arjona est une excellente Anathema, Miranda Richardson est une Tracy comme il faut, Ned Dennehy est un Hastur terrifiant, bref vous voyez le tableau. Même les enfants s’en sortent plutôt bien, certains plus que d’autres, mais c’est bon de le signaler. Globalement, ils y mettent tous du cœur et cela se sent.

À noter que la série parvient à se doter d’une bande son impeccable, et agrémentée de chansons de Queen aux moments adéquats. Les amateurs de Doctor Who pourront trouver également plusieurs easter eggs. Enfin, de nombreux hommages à Terry Pratchett ont été dissimulés par-ci par-là.

Finalement, Good Omens est un divertissement qu’il ne faut pas manquer. La série n’est pas exempte de défauts, mais ses avantages sont suffisamment présents pour les faire passer à la trappe, d’autant plus que pour les corriger, il suffit de relire le livre, alors pourquoi ne pas profiter de tout ce qu’elle a à nous offrir ?

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