House of Many Ways – DIANA WYNNE JONES


Titre français :
Non traduit

Résumé : Charmain Baker est chargée de s’occuper de la maison de son grand-oncle William pendant que celui-ci est absent pour une cure. Malheureusement, l’adolescente n’y connaît rien en matière d’entretien, sans compter que la demeure du magicien possède un fonctionnement assez particulier. Cependant, Charmain n’est pas au bout de ses surprises.

Les plus : L’atmosphère du livre. Les retrouvailles avec des personnages connus. L’humour.
Les moins : Le personnage principal qui s’avère parfois irritant.


En bref :
Un roman qui nous fait découvrir une nouvelle parcelle de cet univers merveilleux déjà aperçu dans Howl’s Moving Castle et Castle in the Air.

Note :  

Mon avis :

House of Many Ways est un livre qui se déroule dans le même univers que Howl’s Moving Castle et Castle in the Air, faisant suite à ce dernier. Nous y suivons Charmain Baker, une adolescente que l’on peut qualifier de véritable rat de bibliothèque. Elle est chargée de s’occuper de la maison de son grand-oncle William Norland, un magicien, le pauvre homme devant s’absenter en raison d’une maladie. Très vite, Charmain se retrouve débordée par la tâche qui lui revient, car sa mère l’a empêchée toute sa vie d’apprendre à se débrouiller et à gérer les choses du quotidien.
Elle est rejointe par Peter Regis, un jeune apprenti que William avait accepté d’accueillir. Si celui-ci est un peu plus instruit sur les bases de l’entretien d’une maison, il est en revanche déplorable lorsqu’il s’agit d’utiliser la magie. Si la coopération est difficile, elle n’est pas améliorée par les nombreuses surprises du domaine. Les deux adolescents parviennent donc à se mettre dans des situations délicates malgré eux. Parallèle à cela, Charmain est engagée par le roi pour mettre en ordre des papiers de sa bibliothèque. L’occasion de revoir des personnages des romans précédents.

Fidèle à elle-même, l’autrice continue de jouer avec les codes des contes de fées. Nous avons, par exemple : une jeune fille forcée de faire le ménage, la lessive, et la cuisine ; des kobolds, créatures aidant à la réalisation de travaux domestiques ; ou encore une référence au trésor des leprechauns caché au pied d’un arc-en-ciel ; mais une fois de plus, tous ces éléments prennent un tournant différent de ce que l’on pourrait attendre. Charmain est très paresseuse et remet toujours les corvées à plus tard, les kobolds font une révolte et refusent d’être exploités, quant au trésor, il cache une réalité bien plus sombre.
Toutefois, malgré cette envie de bouleverser ce genre, Diana Wynne Jones nous offre une ambiance enchanteresse. La maison de William Norland est terriblement fascinante : truffée de sortilèges permettant d’accéder facilement à de la nourriture prête ou non à déguster et possédant de multiples pièces accessibles selon la manière dont on passe une porte, il s’agit d’un chef-d’œuvre de l’espace-temps que l’on aimerait pouvoir découvrir soi-même.

Du côté des personnages, les amateurs des deux premiers volets seront ravis de revoir Sophie, Howl, Calcifer, et même Jamal ainsi que son chien, dont la promesse d’engagement fut respectée. Bien entendu, les trois premiers ont un rôle assez important, et leurs interventions sont toujours aussi délectables.

Malheureusement, le point noir du récit se trouve dans le personnage de Charmain. L’adolescente ne sait absolument rien faire. Ne serait-ce que laver ou essuyer une assiette lui demande un effort considérable. Si elle rejette la faute sur sa mère qui ne lui a jamais laissé entreprendre quoi que ce soit, il est facile de voir que ce n’est qu’une part de la vérité. En effet, si Charmain exprime parfois l’envie de changer, il suffit d’observer son attitude constante pour comprendre qu’elle est également très paresseuse. Par ailleurs, il est étonnant en tant que lecteur de se dire qu’il s’agit d’un personnage qui lit beaucoup trop. Charmain a ce réflexe de plonger dans un livre lorsqu’elle n’a pas envie d’effectuer une tâche ou bien en temps de crise, ce qui donne lieu à des situations improbables où elle se met à lire alors qu’elle devrait se mettre à la recherche d’autres personnages disparus ou en danger.
Il est ainsi plus facile d’apprécier Peter qui a cette volonté d’effectuer le travail qui se trouve devant lui. Il a ce défaut de vouloir trop bien faire, ce qui peut empirer les choses, mais en le comparant à Charmain qui serait ravie de rester dans son ignorance si cela lui permet de ne pas bouger le petit doigt, c’est un défaut qui devient le bienvenu.
Tout cela s’intègre dans un des thèmes du roman, à savoir l’identité et la maturité. Charmain et Peter sont deux adolescents qui cherchent leur voie, et c’est en acceptant les responsabilités que leur avenir se dévoile. Accepter de renoncer à un petit plaisir pour agir, reconnaître ses erreurs, ne pas se décourager si le premier essai est infructueux, sont des étapes par lesquelles on passe inévitablement et qui nous font grandir. Si le message est important, il est regrettable de le voir exécuté en rendant Charmain si irritante. Heureusement, une bonne dose d’humour permet de contrebalancer ça.

Finalement, House of Many Ways est une très bonne suite. Il possède ses problèmes, mais le reste est suffisamment engageant pour que la lecture demeure agréable. Il est dommage qu’il s’agisse du dernier livre concernant cet univers, car la promenade dans ces contrées merveilleuses fut un vrai délice.

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