Journey to the West – WU CHENG’EN

Titre original : 西遊記 (Xī Yóu Jì)

Titre français : La Pérégrination vers l’Ouest

Résumé : Un moine de la dynastie Tang est chargé de se rendre en Inde afin de récupérer les écrits de Bouddha. La route étant parsemée d’embûches, il est accompagné de trois disciples aux capacités extraordinaires pour l’aider dans sa quête.

Les plus : L’humour. L’atmosphère.
Les moins : La répétitivité.

En bref : Un livre qui permet de se plonger dans une autre culture et qui demeure encore très plaisant malgré son âge.

Note :  

Mon avis :

J’avais déjà lu ce livre auparavant, mais j’ai découvert que la version que je possédais à l’époque était une traduction tronquée. N’ayant de toute façon que peu de souvenirs de cette histoire, j’ai donc décidé de la relire, choisissant cette fois une traduction plutôt acclamée, car complète et agrémentée de notes explicatives.

Journey to the West raconte de façon romancée et fantastique le voyage historique du moine Xuanzang en Inde afin de récupérer les textes sacrés du bouddhisme. Surnommé Tripitaka dans le livre, ce moine effectue sa route en compagnie de trois monstres, devenus ses disciples suite à leur conversion à la religion par la Bodhisattva Guanyin.
Le premier, appelé Sun Wukong, est un singe qui a développé des pouvoirs tellement incroyables qu’il est célèbre pour avoir causé de nombreux dégâts au Ciel. Le deuxième, appelé Zhu Wuneng, est un cochon très enclin à la gourmandise et la luxure. Le troisième, appelé Sha Wujing, est un démon des sables toujours prêt à aider ses frères au combat. On peut noter aussi la présence d’un dragon ayant pris l’apparence d’un cheval pour transporter Tripitaka.
Le chemin vers les sutras étant long, le groupe subit donc de nombreuses attaques de monstres, chaque péripétie étant bien entendu une épreuve destinée à juger leur valeur.

Journey to the West est une œuvre plutôt conséquente, mais qui demeure néanmoins captivante. En tant qu’Occidentale, le récit s’avère très dépaysant, présentant une autre culture ainsi qu’une autre époque. Pour cela, les notes ont été d’une très grande utilité, car le texte est truffé de références à la mythologie et au folklore chinois. De même, la narration est très souvent interrompue par des poèmes, ce qui donne un petit aspect chanson de geste au récit. Toutefois, ces vers nous sont souvent signalés comme étant écrits sur des airs classiques chinois. Des éléments qui confèrent une atmosphère très particulière et fascinante à ce livre.

Toutefois, là où Journey to the West s’illustre, c’est dans son humour. Autant certaines aventures se classent dans un style épique, tombant parfois même dans le dramatique pour mieux accrocher l’attention du lecteur, autant la majorité des aventures donnent dans le comique, qu’il soit burlesque ou absurde. Il est très amusant de constater que certains passages ne détonneraient pas dans un épisode de Looney Tunes, alors que le texte date du XVIe siècle. Il est par ailleurs inutile de cacher que le groupe que l’on suit est très disparate, ce qui donne lieu à des petites querelles, mais également à des situations qui auraient pu être évitées si le dialogue sensé avait été choisi au lieu de l’impulsivité. Résultat, on se retrouve souvent à rire aux éclats au cours d’un chapitre.

Ces deux points permettent grandement de parer le plus gros défaut du livre, à savoir la répétitivité. Journey to the West est composé de cent chapitres, et pour respecter un nombre parfait, le groupe doit subir quatre-vingt-une épreuves. De ce fait, il semblerait qu’il était difficile de redoubler d’originalité sur la nature des embûches. De nombreuses aventures ont donc un schéma classique : Tripitaka se fait enlever par des monstres, ses disciples parviennent à le sauver, mais si la difficulté est trop importante, alors Sun Wukong se rend auprès d’une divinité afin de lui demander son aide. Heureusement donc que le récit parvient à rester divertissant, car cette redondance peut en rebuter plus d’un.

Finalement, Journey to the West est un monument de la littérature chinoise qui vaut le coup d’être lu. Malgré sa répétitivité, l’œuvre parvient à rester engageante jusqu’à la fin, et c’est un plaisir de s’immerger dans ce pan de culture.
Concernant la traduction, je me suis tournée vers la version anglaise d’Anthony C. Yu que je recommande sans hésiter. En revanche, pour toute personne désirant tenter l’expérience en français, je conseillerais la traduction d’André Lévy. Elle n’est disponible malheureusement qu’en Pléiade, mais après quelques recherches, il semblerait que ce soit la seule version française complète et fidèle au texte d’origine.

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