Nouvelles Peaux, Autres histoires extraordinaires (ANTHOLOGIE)

Nouvelles-Peaux-optimisé

Résumé : Il s’agit d’une anthologie de nouvelles rendant hommage à l’auteur Edgar Allan Poe.

Les plus : Certaines nouvelles parviennent à diffuser un très bon sentiment d’effroi.
Les moins : Des nouvelles inégales ne reflétant pas toujours l’univers de l’écrivain américain.

En bref : Malgré des nouvelles peu représentatives de l’auteur, quelques récits valent vraiment le coup d’œil et permettent aux habitués de replonger dans l’univers d’Edgar Allan Poe, tandis que les novices pourront ensuite découvrir ce fantastique écrivain. 

Note : 3  

Mon avis :

Ce livre fut l’objet d’un partenariat avec les Éditions Luciférines. Je les remercie de cette découverte.

C’est par un sourire provoqué par le jeu de mots du titre que le lecteur entame cette anthologie consacrée à Edgar Allan Poe. Dix auteurs différents sont donc réunis pour nous proposer un voyage dans l’univers du célèbre auteur américain.
Le recueil présente les nouvelles une à une, parfois agrémentées d’une illustration, en prenant soin d’intégrer après chaque récit une biographie succincte ainsi qu’une bibliographie de l’auteur concerné. Une organisation plutôt agréable si le lecteur souhaite en savoir davantage après avoir été charmé par l’une des histoires.
Cependant, il est regrettable de ne point y trouver les écrits qui ont pu inspirer l’auteur. En effet, si certaines nouvelles laissent apparaître clairement leur ascendance, d’autres cachent tellement bien leur filiation qu’à moins de connaître l’œuvre d’Edgar Allan Poe sur le bout des doigts, il est impossible d’identifier le matériau d’origine.

Écrire en s’inspirant de ce grand écrivain, est-il un pari réussi ? Malheureusement, le recueil s’avère très inégal, certaines nouvelles ne parvenant pas à faire ressentir les émotions qu’elles aimeraient transmettre. Plusieurs d’entre elles sombreront même facilement dans l’oubli.

On peut ainsi noter le cas d’Insomniaque de Jean-Pierre Favard. Le style d’écriture est tout à fait plaisant, sachant se faire fluide tout en servant son récit. Cependant, la nouvelle est bien trop courte pour que le lecteur puisse ressentir une quelconque implication. Insomniaque clame haut et fort s’inspirer de Petite discussion avec une momie, et l’auteur parvient à créer une rencontre fantastique du même type tout en s’affirmant comme le successeur de cette nouvelle, mais ce n’est hélas pas suffisant pour inciter à la peur. L’effroi du narrateur paraît donc quelque peu exagéré, et la nouvelle se termine brutalement, laissant le lecteur de marbre face à cette discussion pourtant peu commune.

La valise de Pierre Brulhet fait également partie de ces nouvelles qui peinent à se démarquer, mais contrairement à la précédente, il est difficile de lui assigner un récit particulier de Poe. Tout comme Insomniaque, le style d’écriture est agréable et on se laisse facilement porter par l’histoire. Hélas, le déroulement des événements est affreusement prévisible, empêchant le retournement de situation ainsi que la dernière pointe mêlant ironie et cynisme nous atteindre réellement. Pourtant, il y avait de bons éléments, comme un aspect policier ainsi qu’une once d’angoisse, pouvant mener à un récit captivant.

Enfin, il est un cas plus particulier où ce n’est pas la simplicité qui rend la nouvelle impénétrable, mais son manque d’accessibilité. Dédale de Joëlle Cordier possède de nombreux atouts. Se présentant comme une fable onirique, cette nouvelle transporte le lecteur dans un autre monde et lui délivre un message percutant sur la destruction engendrée par l’Homme, ciblant particulièrement les conséquences non mesurées de l’exploitation nucléaire. Il est aisé de reconnaître les événements de Fukushima et l’impuissance de l’être humain face au règne impitoyable de la nature. Malheureusement, au-delà de la dénonciation, la forme utilisée rend le récit confus et difficile à appréhender. Par ailleurs, si l’aspect fantastique est bien présent, le lecteur aura beaucoup de mal à repérer une quelconque trace d’Edgar Allan Poe.

En revanche, les autres nouvelles du recueil sont bien plus marquantes, bien qu’elles le fassent de manières différentes. En effet, certaines appartiennent à un registre horrifique, tandis que d’autres effleurent davantage le repoussant. Dérangeantes, aliénantes, ces nouvelles rendent véritablement hommage à l’auteur américain, malgré certains écarts regrettables. En effet, parmi ces récits plus représentatifs, il y en a deux dont les événements et le style d’écriture sont à double tranchant : Le Masque de la mort lente de Morgane Caussarieu et Jamais plus ! de Bruno Pochesci.

Le Masque de la mort lente reprend la tournure des événements de la nouvelle Le Masque de la Mort Rouge, montrant donc son inspiration jusque dans le titre. L’histoire de Poe nous conte les extravagances du prince Prospero, s’étant construit une abbaye fortifiée pour le protéger d’une maladie fulgurante appelée La Mort Rouge. À l’abri en compagnie de mille courtisans, le prince organise nombreux bals et orgies, jusqu’au jour où La Mort Rouge s’infiltre dans ce lieu, provoquant ainsi la perte des réfugiés.
Morgane Caussarieu transpose cette nouvelle au sein de la communauté homosexuelle. Ainsi, le prince Prospero devient la Princesse et la Mort Rouge devient la Mort lente. Tout comme le matériau d’origine, cette version propose un lieu possédant plusieurs pièces de couleurs différentes, à la différence près que chaque pièce n’est en réalité qu’un lieu d’orgie constitué de jouets et installations sexuelles. Et là, nous commençons à toucher le point noir de cette nouvelle : tout n’y est que cliché. Le maître des lieux est surnommé Princesse, les homosexuels ne vivent que pour coucher avec tous les partenaires existants dans le château fortifié quitte à user de comprimés pour conserver une érection, et bien entendu, la Mort lente représente le sida. Par ailleurs, si la nouvelle de Poe représentait la menace dans un linceul, cette version nous propose un costume sadomasochiste laissant uniquement des ouvertures pour la bouche et les orifices intimes.
Il est certain que l’autrice désirait choquer le lecteur et rendre sa lecture dérangeante, malheureusement la communauté décrite transpire tellement les clichés les plus classiques qu’elle fait lever les yeux au ciel, tandis que la Mort lente et ses mouvements reptiliens renforce tellement le stéréotype qu’elle donne un aspect ridicule au récit. Pour couronner le tout, le style d’écriture n’arrange en rien le stéréotype. Constitué essentiellement de vulgarité, le lecteur assiste davantage à un récit pornographique loin de l’angoisse sous-entendue en abordant le recueil.

Jamais plus ! semble être le contraire de la nouvelle précédente, et pourtant, le résultat demeure semblable. Bruno Pochesci prend le risque de mettre en scène Edgar Allan Poe lui-même, au moment où son inspiration lui fait défaut. L’auteur évoque donc les problèmes d’alcool de l’écrivain, ainsi que son exigence envers lui-même. Cependant, le maître du fantastique va assister à un événement qu’il ne croyait possible que dans ses cauchemars. En effet, le pauvre homme se voit poursuivit par une créature effrayante, constituée de tentacules et ne cessant de crier « Catulle ! » Sa fuite résultera d’une rencontre avec son digne successeur : Howard Phillips Lovecraft.
Outre le clin d’œil de la créature criant sans cesse le même mot, cette nouvelle reprend le thème du célèbre poème Le Corbeau à savoir le conflit entre le désir d’oublier et le désir de se souvenir. Cependant, il n’est pas question de la perte d’un être cher, mais de la postérité de l’écrivain. Désire-t-il mourir à un âge avancé, poursuivant son œuvre mais en y ajoutant monceaux de médiocrités, ou bien désire-t-il mourir dans quelques jours au sommet de sa gloire ? L’idée en elle-même est plutôt intéressante, mais il est à noter une erreur dans le déroulement de l’histoire. En effet, Lovecraft propose à Poe une mort tardive dans le cercueil à sa droite tandis que le cercueil à sa gauche lui offre une mort imminente. Cependant, après que l’écrivain ait formulé intérieurement son choix, il s’installe dans le cercueil contraire à sa pensée. Si l’on ajoute à cela la facétie de son successeur, le lecteur finit par ne plus comprendre le déroulement des événements.
Si la nouvelle a le mérite d’expliquer avec une pointe de fantastique, les circonstances mystérieuses de la mort d’Edgar Allan Poe, il rend le protagoniste tout à fait ridicule. En effet, si Le Masque de la mort lente brillait par sa vulgarité, Jamais plus ! utilise un style horriblement pompeux. Il est de notoriété que l’écrivain américain possédait une élocution soignée et se distinguait par son intelligence. Malheureusement, pour retranscrire cette personnalité, Bruno Pochesci nous livre une écriture si pédante qu’elle frise le ridicule. L’intention est louable, mais la réalisation donne un aspect surfait qui empêche le lecteur de s’immerger dans le récit.
Enfin, la conclusion de ce récit s’avère plutôt hasardeuse. En effet, s’il est majoritairement reconnu qu’Edgar Allan Poe est un maître du fantastique, tout comme le fut son successeur Howard Phillips Lovecraft, le dernier personnage faisant son apparition soulèvera certainement des objections.

Néanmoins, comme évoqué plus tôt, les nouvelles restantes ne possèdent pas ces défauts pouvant nuire à l’immersion et à la lecture. Bien au contraire, elles instaurent un tel climat d’horreur ou de folie qu’elles s’inscrivent parfaitement dans la lignée des histoires extraordinaires. Parmi elles se trouvent tout de même deux récits dont la filiation demeure floue.

En effet, Tous à la morgue de Unity Eiden nous conte l’histoire d’une psychiatre analysant le comportement d’un homme présumé fou. Logeant dans un endroit insalubre au milieu des rats, cet être repoussant possède un journal intime dans lequel il décrit son plan d’éradication de l’espèce humaine en invoquant La Grande Peste. Cependant, si le journal présente un homme atteint de schizophrénie et de folie meurtrière, la psychiatre fait face à un être d’apparence totalement sensée. Ainsi, le lecteur fait face à un personnage à la fois intriguant et dégoûtant, fou et machiavélique.
Cette nouvelle peut être rapprochée du Roi Peste de par son thème, mais les événements sont foncièrement différents pour que cette hypothèse n’évolue pas en certitude. Cependant, les thèmes chers à Poe sont bels et bien présents dans ce récit. La mort, qui plus est la mort provoquée par la maladie, mais également la folie de l’être humain sont des éléments indéniablement proches de l’univers de l’écrivain. Par ailleurs, la nouvelle se termine par une touche de fantastique, sublimant ainsi les menaces mises en place au fil de l’histoire.

La deuxième nouvelle ne possédant pas d’ascendance déterminée est Doppelgänger de John Steelwood, mais elle reprend également des thèmes bien connus. L’auteur met en place un écrivain ayant toutes les peines du monde à poursuivre son roman parce que le téléphone de son voisin ne cesse de sonner. Excédé, il finit par se rendre dans l’appartement, mais son imagination fertile ne peut s’empêcher de lui faire présumer le pire. En effet, c’est un vieil homme qui habite le lieu où retentit la sonnerie, et vu l’attente interminable, le narrateur finit par se convaincre qu’il est arrivé malheur à cet homme. Bien entendu, la suite ne se déroulera pas comme prévu.
Dans cette nouvelle, John Steelwood nous prouve qu’il sait maîtriser la peur provoquée par l’imagination débordante des êtres humains. Une simple sonnerie de téléphone, élément pourtant anodin dans la vie quotidienne se transforme en véritable enfer pour cet écrivain facilement irascible. L’impatience fait place à la colère, qui est succédée par l’angoisse, qui deviendra une peur incontrôlable. Malgré la brièveté du récit, l’auteur parvient à faire monter la tension, le lecteur ne pouvant que compatir et comprendre les réactions du narrateur. Cependant, tout comme cet écrivain, nous sommes loin d’imaginer le pire, et la conclusion de la nouvelle s’abat sur nous par surprise.

Les trois dernières nouvelles sont sans conteste les plus dérangeantes du recueil, pour notre plus grand plaisir. Elles retranscrivent tellement les travers les plus ignobles de l’être humain que l’on ne peut que frémir en les lisant. Être confronté si violemment à l’atrocité dont est capable un de nos semblables ne peut laisser indifférent.

Tout d’abord, il y a SMS de Jean-Charles Flamion où le narrateur incarne certainement les vices aisément les plus détestables. En effet, celui-ci explique froidement qu’il a tué son meilleur ami pour la simple et bonne raison qu’il ne pouvait souffrir le fait qu’il fréquente une jeune femme pleine de charme. Débordant d’envie et de jalousie, le narrateur met au point toute une stratégie afin d’occire tout en faisant passer son crime pour un suicide. Avec de tels amis, il n’est point besoin d’ennemi. Ainsi, le meurtrier devient l’épaule réconfortante pour la femme tant convoitée. Cependant, les événements prennent une tournure surprenante le jour où le narrateur reçoit un SMS en provenance du cadavre. Croyant en premier lieu à une plaisanterie, le meurtrier va sombrer petit à petit dans la folie.
Malgré les divergences, cette nouvelle n’est pas sans rappeler Le Cœur révélateur. En effet, nous suivons un homme coupable d’homicide volontaire, mais un élément perturbateur va perturber sa conscience. Dans le cas du récit de Poe, le narrateur est persuadé d’entendre battre le cœur du cadavre, le menant à avouer son crime tant ce bruit l’obsède et le ronge de culpabilité. Les circonstances sont différentes dans SMS. Le narrateur ne ressent pas de culpabilité, mais il est tout de même obsédé par ces messages qu’il reçoit d’outre-tombe, le menant à douter de tout le monde. La conclusion est également différente, mais dans le fondement, elle demeure semblable puisque le meurtrier découvre les tenants de son obsession.

Nous poursuivons ensuite une ascension crescendo avec Le point de non retour de Théo Gwuiver. Dans cette histoire, nous suivons deux apprentis médecins devant procéder à la dissection d’un cadavre. L’un d’entre eux, pourtant peu impressionnable,  sera fortement troublé par cet exercice et finira par s’absenter plusieurs jours. Son camarade découvrira que sa disparition est due en réalité à un travail effectué sur la vie après la mort.
Théo Gwuiver choisit d’illustrer la peur la plus commune à l’être humain : celle de la mort. En effet, l’un de ses personnages est tellement obsédé par la question de la vie après le trépas qu’il procède à des expériences morbides sur des êtres humains. La nouvelle met donc également en image la volonté de l’Homme à vouloir tout contrôler jusqu’au besoin de jouer à Dieu. La conclusion malheureuse, quant à elle, démontre les limites de l’être humain et ce qu’il risque en gonflant son orgueil de folie.
On peut rapprocher ces nouvelles de deux récits de Poe. Tout d’abord, les expériences réalisées sur les cadavres rappellent énormément l’expérience menée dans La Vérité sur le cas de M. Valdemar. En effet, dans ce texte, un personnage tente de prouver que l’on peut ralentir la mort d’une personne grâce à l’hypnose. Bien entendu, le protagoniste chez Théo Gwuiver agit à un stade plus avancé, mais l’idée demeure la même puisque les deux scientifiques tentent de déjouer la mort en insufflant la vie dans un mourant ou un cadavre. D’autre part, le châtiment s’abattant sur le personnage rappelle le dénouement de La Chute de la Maison Usher. En effet, dans les deux textes, une obsession devient telle qu’elle se retourne contre celui qui la subit, et ce, de façon plutôt semblable.

Enfin, la palme de ce recueil revient à Il paraît que je suis fou de Quentin Foureau. Il est incroyable de voir à quel point l’auteur a su mettre en scène un être dérangé et se complaisant dans sa folie. Le narrateur est un homme ayant voyagé vers le sud avec ses livres. Il décide de s’installer dans une école où il peut ainsi discuter avec ses ouvrages et accomplir la promesse qu’il a faite aux pavés de la rue. Un jour, il entend un bruit particulier et étranger dans l’école. Il s’agit d’une jeune fille ayant fugué et s’étant réfugiée dans ce lieu en apparence abandonné. Ne connaissant pas son nom, le narrateur décide de la nommer Bérénice, comme dans un de ses livres. Cependant, ce n’est pas l’allure de l’adolescente qui attire le narrateur, mais le claquement de ses dents et le chuintement de sa gorge.
La parenté est tout à fait limpide : Quentin Foureau s’inspire de Bérénice, cette nouvelle de Poe où le protagoniste sombre peu à peu dans la folie et finit par nourrir une obsession pour les dents de sa fiancée. Dans Il paraît que je suis fou, le narrateur est animé par la même flamme et ne reconnaît la jeune fille qu’au son de ses dents, doutant de son identité lorsqu’elle ne le produit pas. Il est incroyable de voir à quel point l’auteur a su retranscrire la folie d’un être humain dans un récit à la première personne. Le narrateur commence son témoignage avec lucidité en reprenant la phase du titre, mais plus il parle, plus le lecteur réalise que ce moment de lucidité n’est qu’une étincelle dans les ténèbres obscures de son aliénation.
Il paraît que je suis fou reprend donc des thèmes propres à Edgar Alan Poe, mélangeant la folie et la mort, tout en prenant soin de perdre le lecteur dans le monde du narrateur. En effet, son cheminement de pensées est tel qu’il distille peu à peu sa folie dans l’esprit du lecteur cherchant en vain à se raccrocher à la réalité. L’effet est absolument dérangeant et classe cette nouvelle au-dessus des autres tant l’effroi est palpable.

Finalement, Nouvelles Peaux est un recueil qui permet aux habitués de replonger dans l’univers d’Edgar Allan Poe, et qui donnera peut-être aux novices de découvrir ce fantastique auteur. Il est dommage que les nouvelles soient inégales, certaines n’étant pas vraiment représentatifs de l’auteur admiré, mais il ne fait aucun doute que le ressenti sera différent d’une personne à l’autre en fonction de son vécu et de ses préférences. Toutefois, il est indéniable que les thèmes chers à l’écrivain américain sont parfaitement présents. Concernant les illustrations, Nejma El Gouzili a su rester sobre tout en parvenant à transmettre l’essence des nouvelles mises en lumière.

15 réflexions sur “Nouvelles Peaux, Autres histoires extraordinaires (ANTHOLOGIE)

  1. Bonsoir,
    merci pour cette critique ; je m’en tire pas trop mal…La référence au « Cœur révélateur » est intéressante mais j’avais surtout été inspiré par le « Le chat noir » et le caractère sadique et peu scrupuleux du narrateur qui se fait magistralement piégé à la fin.
    Merci aussi pour cette très belle chronique qui décoiffe !…Chronique que je place aussi parmi les meilleures existantes!
    bien à vous
    J-C Flamion

    • Bonsoir,

      Je vous remercie de votre compliment. Cela me fait grand plaisir !

      J’avoue ne pas me souvenir de cette nouvelle. Ainsi, j’ai surtout vu ce crime qui hante tellement le meurtrier qu’il finit par commettre un impair, bien que le résultat soit différent. Je relirai donc Le Chat noir pour mieux saisir le lien.

      Je vous souhaite une bonne continuation et je lirai volontiers vos prochains écrits.

  2. Bonsoir Chloé,
    C’est avec un léger retard que je m’attarde sur la chronique… La belle chronique, devrais-je ajouter. En fait, que dire, sinon vous remercier.
    Pour l’affiliation à Poe, il faut creuser très très loin. Je suis d’une nature rêveuse, et souvent, je pars dans des pensées impensables. Bref, j’adore « Double assassinat dans la rue Morgue », j’ai donc pris l’idée d’un appartement, fermé, où un acte criminel a eu lieu. Je ne souhaitais pas faire du 100 % POE, mais dévider l’histoire qui trottait dans mon esprit. Le singe est resté gravé jusqu’aux dernières notes sur mon clavier, il a été mon fil rouge.
    L’affiliation est donc réduite à une feuille de papier à cigarette, qu’il faut se contenter de rouler, d’allumer et de rêver.
    Heureux d’avoir lu la chronique, et encore une fois, merci pour le retour concernant mon texte. Très touché.
    Amitiés
    John

    • Bonsoir,

      Je tiens à vous remercier, non seulement pour votre compliment qui me touche, mais surtout pour votre explication concernant l’origine de votre nouvelle. En effet, la parenté est difficile à cerner, mais cela rend votre nouvelle bien plus personnelle.

      Ce fut d’ailleurs une joie de la lire et j’avoue qu’elle fait partie de mes préférées du recueil. Elle n’est pas celle qui m’a le plus effrayée ou angoissée, mais elle possède un aspect réaliste mélangé à un registre fantastique qui transmet un sentiment assez proche de la mélancolie à mes yeux. Un résultat qui m’a charmée.

      Je vous souhaite une bonne continuation et c’est avec plaisir que je lirai vos prochains écrits.

  3. […] "Le Masque de la mort lente reprend la tournure des événements de la nouvelle Le Masque de la Mort Rouge, montrant donc son inspiration jusque dans le titre. L’histoire de Poe nous conte les extravagances du prince Prospero, s’étant construit une abbaye fortifiée pour le protéger d’une maladie fulgurante appelée La Mort Rouge. À l’abri en compagnie de mille courtisans, le prince organise nombreux bals et orgies, jusqu’au jour où La Mort Rouge s’infiltre dans ce lieu, provoquant ainsi la perte des réfugiés. Morgane Caussarieu transpose cette nouvelle au sein de la communauté homosexuelle. Ainsi, le prince Prospero devient la Princesse et la Mort Rouge devient la Mort lente. Tout comme le matériau d’origine, cette version propose un lieu possédant plusieurs pièces de couleurs différentes, à la différence près que chaque pièce n’est en réalité qu’un lieu d’orgie constitué de jouets et installations sexuelles. Et là, nous commençons à toucher le point noir de cette nouvelle : tout n’y est que cliché. Le maître des lieux est surnommé Princesse, les homosexuels ne vivent que pour coucher avec tous les partenaires existants dans le château fortifié quitte à user de comprimés pour conserver une érection, et bien entendu, la Mort lente représente le sida. Par ailleurs, si la nouvelle de Poe représentait la menace dans un linceul, cette version nous propose un costume sadomasochiste laissant uniquement des ouvertures pour la bouche et les orifices intimes. Il est certain que l’auteur désirait choquer le lecteur et rendre sa lecture dérangeante, malheureusement la communauté décrite transpire tellement les clichés les plus classiques qu’elle fait lever les yeux au ciel, tandis que la Mort lente et ses mouvements reptiliens renforce tellement le stéréotype qu’elle donne un aspect ridicule au récit. Pour couronner le tout, le style d’écriture n’arrange en rien le stéréotype. Constitué essentiellement de vulgarité, le lecteur assiste davantage à un récit pornographique loin de l’angoisse sous-entendue en abordant le recueil". https://audeladespages.wordpress.com/2014/07/19/nouvelles-peaux-autres-histoires-extraordinaires-anth… […]

  4. Sans doute la meilleure critique que j’aie lu sur cette anthologie, tant du point de vue du style que de celui de l’argumentaire. Vous m’y descendez certes plutôt en flèche, mais vous savez de toute évidence de quoi vous parlez, me reconnaissez certains mérites et qualités, et poussez même l’attention de votre lecture au point de relever une petite incongruité scénaristique dans mon récit… (c’est vrai que je me plante de cercueil à la fin, boudiou! ^^).
    Bref, bravo et merci!
    Amitiés,
    Bruno Pochesci

    • Je vous remercie pour votre compliment mais également pour rester amical malgré ma critique envers votre nouvelle. Je suis touchée que vous ne m’en teniez pas rigueur. ^^
      Je vous souhaite une bonne continuation, et qui sait ? Peut-être qu’une prochaine œuvre parviendra à me captiver ? Auquel cas je serai enchantée de vous apporter une critique positive. ^^

      • S’il fallait souhaiter un nénuphar à chaque Chloé qui vous critique, on ne s’en sortirait plus! ^^
        Sans compter que l’on peut avoir un style « horriblement pompeux » (je vous taquine ^^) et être beau joueur à la fois… ^^
        J’espère en tout cas avoir à nouveau le plaisir d’être descendu (ou encensé, soyons fous!) par vos bons soins un de ces jours! 😉

        Amitiés renouvelées,
        Bruno

        ps: à coquille coquille et demi: j’aurais du écrire « dans le cercueil posé à SA gauche » (et non « ma ») dans mon récit, mais vous auriez du me taxer de « ridicule » au lieu de « ridule » dans votre chronique… ^^

        • Effectivement, personne n’est à l’abri d’une coquille ! Merci de me l’avoir signalée, c’est à présent corrigé. ^^
          Mais ne vous en faites pas, si votre nouvelle ne m’a pas captivée, elle convaincra sans doute d’autres personnes. Après tout, il s’agit d’un ressenti personnel et ce qui plaît à quelqu’un ne plaît pas forcément à un autre (et vice versa). ^^
          En revanche, même si ma critique est négative, votre nouvelle m’aura tout de même marquée, peut-être pas dans le sens que vous espériez, mais au moins je ne demeure pas indifférente à votre travail. ^^

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