Le Collier de la Reine – ALEXANDRE DUMAS

Résumé : Après les événements de Joseph Balsamo, la France poursuit son chemin vers la Révolution. Ce tome retrace le scandale du collier de la reine qui a secoué le pays et ternit l’image de la souveraine.

Les plus : Le style d’écriture de l’auteur
Les moins : Les longueurs retardant sans cesse l’action.

En bref : Un roman qui promet de nous faire revivre un moment important dans la chute de la célèbre reine Marie-Antoinette, mais qui se perd dans des longueurs interminables.

Note :
(Abandon)

 

Mon avis :

L’intrigue se déroule dans les années 1780. L’économie de la France n’est pas au beau fixe, mais la réputation du couple royal demeure encore intacte auprès du peuple, malgré certains reproches. Un état de fait qui va changer suite à un scandale impliquant Marie-Antoinette. En effet, une descendante de Henri II, Jeanne de Valois devenue Comtesse de la Motte après son mariage, parvient à se faire une place auprès de la Reine de France. Ayant vécu dans la misère, la Comtesse cherche donc à profiter pleinement de sa nouvelle position jusqu’à ce qu’une occasion de s’enrichir davantage se présente.
Louis XV avait autrefois commandé un collier de diamants pour sa favorite, Madame du Barry. Néanmoins, il ne put être acheté puisque le souverain mourut. Les bijoutiers espérèrent donc vendre la parure à Marie-Antoinette qui refusa. Une opportunité qui séduit la Comtesse de la Motte, résultant en la célèbre escroquerie qui ternit la popularité de la Reine.

J’ai apprécié chacune de mes lectures des œuvres de Dumas. Le premier tome des Mémoires d’un médecin, Joseph Balsamo, m’avait laissée un peu de marbre avec sa mise en place plutôt lente et le peu d’événements historiques retracés. Je pensais donc que Le Collier de la Reine serait différent puisqu’il reprenait ce fameux scandale. Malheureusement, mes attentes ne furent pas vraiment comblées.

L’affaire du collier fait partie des plus grandes escroqueries dans l’Histoire de France. Les instigateurs ont organisé leur coup avec une grande minutie et les conséquences sont irréversibles. Avec un tel sujet, j’étais particulièrement curieuse de voir Dumas romancer les événements. Cependant, au lieu d’intrigues, de politique, de scandale, le récit commence à s’enliser dans la vie de cour de Marie-Antoinette et de personnages fictifs.
En effet, le premier tome introduisait la famille Taverney où le fils était un militaire distingué par la Reine, tandis que la fille était devenue une dame de compagnie de celle-ci. Bien que ces personnages subirent des épreuves assez éprouvantes, nous les retrouvons à leur poste dans Le Collier de la Reine. Andrée semble plus que jamais proche de Marie-Antoinette, l’accompagnant durant tous ses déplacements et partageant même des secrets. Philippe s’avère plus en retrait, mais l’histoire met en lumière l’amour qu’il ressent pour sa souveraine.
Ainsi, le début du roman nous narre les petits-déjeuners de la Reine, ses promenades dans l’ignorance de son mari ou encore les affections qu’elle inspire, mais ce qui implique le futur procès se dessine bien trop lentement. Bien entendu, Dumas introduit petit à petit des personnages qui joueront un rôle important. Par exemple, on peut noter le Comte de Charny, nom noble qui est le titre d’une des suites de cette histoire, mais la première moitié du Collier de la Reine le résume à un héros qui tombe éperdument amoureux de Marie-Antoinette, devenant un rival de Philippe. Pendant ce temps, Jeanne de Valois, le cardinal de Rohan, le Comte de Cagliostro et Nicole, tous acteurs dans le futur scandale, n’interviennent qu’assez peu ce qui rend le début du roman davantage laborieux.

Le Collier de la Reine se construit véritablement comme une partie d’échec. Les pions avancent tour à tour, certains semblent inutiles, d’autres procèdent à des mouvements lents, et bien que tous ces éléments servent un plan plus grand, je n’ai pas réussi à m’attacher suffisamment au récit pour découvrir l’étincelle qui enflammera la France de l’époque. L’écriture de Dumas est toujours aussi plaisante, mais ce ne fut pas suffisant pour éclipser la lenteur du roman à mes yeux.

J’ai bien conscience de traiter ce livre avec peu d’équité, d’autant plus que je l’ai lu pour essayer de sortir d’une panne de lecture. Je n’ai donc pas réussi à apprécier la construction de cette histoire à sa juste valeur. Toutefois, je tenais à exprimer mon avis dessus, car les abandons font partie de notre vie de lecteur et je pense qu’il est bon de mettre une raison dessus. Peut-être relirai-je ce livre ultérieurement et à ce moment, je serai sûrement contente de pouvoir comparer mes deux expériences. Pour l’heure, je ne noterai donc pas ce roman.

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